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Libéré mais sous contrôle strict : Nicolas Sarkozy interdit de contact avec le ministre de la Justice

Ecrit par N.P. – le lundi 10 novembre 2025 à 18H58
© Pierre Marchal / Anakaopress

Après vingt jours passés à la prison de la Santé, l’ancien président de la République a été remis en liberté ce lundi. La cour d’appel de Paris a assorti cette décision d’un strict contrôle judiciaire, lui interdisant notamment d’entrer en contact avec Gérald Darmanin et les autres prévenus de l’affaire.

L’ancien chef de l’État a quitté la prison de la Santé ce lundi 10 novembre, après vingt jours de détention provisoire. La cour d’appel de Paris a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire, tout en imposant à Nicolas Sarkozy plusieurs interdictions strictes. Il lui est désormais formellement interdit d’entrer en contact avec le ministre de la justice, Gérald Darmanin, ainsi qu’avec l’ensemble des autres prévenus et le cabinet du garde des sceaux. Les magistrats justifient cette mesure par la « capacité » de l’ex-président « à actionner différents services de l’État », en raison de son influence passée et de ses réseaux.

« Le garde des sceaux respecte toujours les décisions de justice ».

Cette interdiction fait directement écho à la visite de Gérald Darmanin fin octobre à la prison de la Santé, qui avait suscité de vives critiques dans la magistrature et relancé le débat sur la séparation des pouvoirs. Contacté par l’AFP, l’entourage du ministre a affirmé que « le garde des sceaux respecte toujours les décisions de justice ».

Condamné le 25 septembre à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a fait appel. En attendant ce procès, prévu pour mars prochain, il reste soumis à un strict encadrement judiciaire, incluant également une interdiction de quitter le territoire français.

Lire aussi : La cour d’appel libère Nicolas Sarkozy sous contrôle judiciaire

Lors de l’audience d’examen de sa demande de mise en liberté, Nicolas Sarkozy, apparu en visioconférence, a qualifié sa détention d’« éreintante » et salué l’humanité du personnel pénitentiaire. Placé à l’isolement pour des raisons de sécurité, il avait été entouré d’agents chargés de sa protection. Son avocat, Christophe Ingrain, a salué une « étape importante », rappelant que le véritable enjeu reste désormais le procès en appel.

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