Lettre ouverte aux douaniers de Gillot : “qu’est-ce qu’elle a ma gueule”?
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Pour la deuxième fois en moins de trois mois je fais l’objet d’une fouille méticuleuse de la part des agents de la douane à mon arrivée à Gillot en provenance d’un pays de la zone OI.
Il ne s’agit pas ici de contester la légalité de l’acte, ni sa nécessité, tant il apparaît normal que des professionnels assermentés agissent pour tenter de mettre un terme à certains trafics de produits illicites organisés par des “assasssins” en puissance comme peuvent en témoigner les faits de ces derniers jours.
Mon problème est d’obtenir des réponses à certaines questions, pour ne pas dire aberrations, auxquelles aucune des deux personnes, dont un maître chien, qui se sont sérieusement occuper de fouiner dans mes affaires n’ont pas su ou pas voulu répondre.
Voyons les faits qui se sont déroulés samedi après midi vers 13h 45 à l’arrivée du vol UU462 en provenance des Seychelles. Comme à notre habitude, lorsqu’il m’arrive de voyager avec ma compagne, après les formalités de police, elle sort de l’aérogare pour récupérer notre voiture et charge à moi entre temps de m’occuper de nos bagages avant de la rejoindre.
Arrivé à hauteur des agents en faction avec mon chariot chargé de trois valises je me fais interpellé par un agent de sexe féminin qui me demande poliment “Auriez-vous quelque chose à déclarer?”, je lui réponds tout aussi poliment “Non”. Elle réplique aussitôt “Voulez-vous venir par là?”.
Je lui demande alors ce qui me vaut l’honneur d’une telle attention en lui rappelant que je venais de vivre le même scénario il y a quelque semaines. Elle ne répond pas.
J’insiste en évoquant la notion de critère dont elle semble ignorer la signification. Tous mes bagages de soute et de cabine sont passés au peigne fin y compris étui à lunettes, trousse de toilette, portefeuille etc. Les minutes passent et le maître chien qui n’a plus à s’occuper des passagers pour la bonne et simple raison que j’étais le seul encore présent à ce moment là se rapproche de sa collègue visiblement embarrassée par mes questions et ses recherches infructueuses. A un moment je dois utiliser mon téléphone pour avoir le code de la valise de ma compagne afin de permettre à l’agent de poursuivre ses investigations. Je voulais en profiter pour prévenir mon fils de notre retard prévisible. Mais le maître chien s’interpose en m’informant qu’il est interdit de téléphoner lorsque l’on fait l’objet d’une fouille. Je lui demande de quel article de loi il s’agit. Il est dans l’incapacité de me répondre. J’obtempère néanmoins et je ne sais plus exactement à quel propos, il en est venu à me dire que l’on n’est pas en Afrique le pays du bakchich. Je lui ai dit que je ne comprenais pas ce qui l’autorisait à porter une tel jugement sur l’Afrique, l’Europe n’ayant pas de leçon à donner au sujet de la corruption.
Je réitérai alors ma question relative aux critères qui amènent un agent à procéder au contrôle des bagages d’un voyageur, sans plus de succès.
Peut-être aurais-je un peu plus de chance avec ce courrier adressé à la direction des services concernés pour que l’on me dise tout d’abord à quoi sert la question “Avez-vous quelque chose à déclarer ? et que faut–il répondre ? car les deux fois où j’ai répondu “non” ma parole a été mise en doute avec pour conséquence un quart d’heure de fouille et sans la moindre excuse à la fin.
Ensuite est-il possible de prévenir sa famille de son retard par téléphone ? Enfin devrait-on voir dans l’allusion à l’Afrique du maître chien un critère de détection des supects tant il est vrai que mon faciès ferait plutôt penser à un Ben... quelque chose plutôt qu’à un Dupont ?
Merci pour vos réponses.
M. Latchoumanin


