Lettre ouverte à Mme Penchard
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Nous avons lu récemment dans la presse locale que M. Karam s’émouvait du peu d’intérêt des jeunes pour l’étude des créoles au bac. Seuls les Guadeloupéens ont de l’attrait pour cette matière : au vu des chiffres, les Guyanais et les Réunionnais s’en tapent. Ils ont bel et bien raison.
Que l’ensemble langue et culture régionale fassent l’objet d’une option en terminale comme la musique et l’athlétisme, soit. Mais à la condition expresse que cela soit en écriture étymologique uniquement.
Le kréol KK retenu par les Axel Gauvin pour La Réunion et Raphaël Confiant pour les Antilles est d’une rare incongruité et un non-sens historique ayant pour origine les Antilles et leurs indépendantistes.
Kabrit, kabriyolé, kaché, kadans, kadnasé, kado, kafé sont présentés comme des mots authentiquement créoles dans le dico de martiniquais de Confiant.
Il n’en est rien : il s’agit tout simplement de cabri, cabriolet, cachet, cadence, cadenasser, cadeau, et café. Des mots français actuels.
Votre créole antillais, comme notre créole réunionnais, est un patois très sympathique d’origine française.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne doit pas être plus riche que le nôtre.
Par conséquent, mettre nos créoles au lycée au même rang que l’allemand ou l’espagnol et de surcroît en écriture phonologique est une véritable duperie pour nos élèves et c’est proposer un bac au rabais.
Veuillez, s’il vous plaît, demander à Patrick Karam d’arrêter ses çonneries. Les divagations politico-linguistiques de quelques-uns ne doivent pas entacher la scolarité de beaucoup d’autres. On ne doit pas jouer avec la scolarité des enfants ni leur mentir en mentant d’abord à leurs parents.
Association "Réagissons !".


