L'escroc qui vendait des voitures de luxe non homologuées en provenance de Dubaï libéré sous caution

Une victime présumée des escroqueries de Christopher L. commises entre 2018 et 2020 s'est opposée au renvoi de l'affaire qui devait être jugée ce mardi devant le tribunal correctionnel de St-Denis.
"Je n'ai jamais reçu la voiture que j'avais achetée à monsieur, j'ai fait un prêt pour l'acquérir que je continue à rembourser et je ne vais bientôt plus pouvoir financer le véhicule que je loue actuellement pour aller travailler", explique courageusement une des plaignantes.
Mais la malheureuse devra attendre novembre prochain pour éventuellement être reconnue partie civile et être indemnisée.
[25 autres personnes ayant subi la même escroquerie]urlblank:https://www.zinfos974.com/Ventes-de-vehicules-de-luxe-et-de-sport-Les-gendarmes-a-la-recherche-des-victimes_a160911.html étaient présentes au Palais de justice, caressant le même espoir déçu. D'autres se rajouteront le 2 novembre prochain.
Un malentendu entre les services d'enquête et le parquet est à l'origine du renvoi du procès de celui que l'on a surnommé "l'escroc aux voitures de luxe" - BMW, Audi, Porsche, Mustang. Un des avocats de la défense n'a en effet reçu le dossier de ses clients qu'hier.
Car aux côtés de Christopher L., se trouvaient cet après-midi sa compagne Joellie, 32 ans, et son père Frédo L., 61 ans. La première est soupçonnée d'avoir fraudée 33 000 euros à la Caisse d'allocations familiales en faisant de fausses déclarations. Elle est également poursuivie pour le recel des 171 000 euros que son conjoint aurait réussi à escroquer en proposant à des clients crédules des véhicules non conformes aux normes françaises en provenance de Dubaï, de façon occulte et illégale. Mais aussi pour le recel de blanchiment de 8000 euros provenant d'un abus de bien social également reproché à Christopher L., auxquels viennent s'ajouter huit faits d'exécution de travail dissimulé.
Quant au père du prévenu, Frédo, il lui est reproché d'avoir été complice de la fraude à la Caf faite par madame en lui procurant de fausses attestations.
En mars dernier, Christopher J., sous contrôle judiciaire en attendant son procès, [avait été incarcéré faute du paiement total de la caution réclamée par la justice]urlblank:https://www.zinfos974.com/Arnaque-aux-voitures-de-luxe-L-escroc-presume-interdit-de-retourner-travailler-dans-un-garage_a168768.html . Mais surtout parce que malgré l'interdiction d'exercer assortie à son contrôle, il était allé réceptionner un véhicule afin de valider son entrée sur le territoire par la douane.
La caution désormais payée et la date du futur procès étant lointaine, le tribunal a ordonné la libération de l'escroc présumé, placé à nouveau sous contrôle judiciaire avec les mêmes obligations qu'auparavant, dont l'interdiction de gérer une quelconque entreprise.


