Les syndicats mobilisés devant le rectorat pendant la visite d'Elisabeth Borne

Tandis qu’Élisabeth Borne rencontrait les équipes du rectorat ce mardi après-midi à Saint-Denis, plusieurs syndicats de l’Éducation nationale manifestaient devant le rectorat pour dénoncer la dégradation du service public et défendre les agents fragilisés.
La visite d’Élisabeth Borne à La Réunion, dans le cadre de la rentrée scolaire, s’est poursuivie ce mardi après-midi par une rencontre au rectorat à Saint-Denis. Mais à l’extérieur, l’ambiance était tout autre. Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale s’étaient rassemblés pour faire entendre leurs revendications sur fond de malaise grandissant dans les établissements.
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En tête des préoccupations : l’instabilité ministérielle depuis 2017, les nouveaux programmes imposés sans concertation, les conditions de travail dégradées face à la chaleur et aux coupures d’eau, et surtout l’impact des réformes sur les personnels en arrêt maladie longue durée.
« On est là pour porter la voix des collègues en arrêt longue maladie », résume Carole Thémèze, du SAIPER-UDAS. Le syndicat dénonce une perte de la surrémunération pour les agents en congé de longue maladie (CLM) ou congé de grave maladie (CGM), alors même que celle-ci est censée compenser le coût de la vie à La Réunion. À cela s’ajoute la brutalité du recouvrement des trop-perçus, parfois supérieurs à 4 000 euros, sans plan d’échelonnement. « Le recteur doit prendre soin de ses agents, pas appliquer mécaniquement ce qui vient d’en haut », insiste-t-elle.
Pour Béchir Ben Hamouda, secrétaire du SNUipp-FSU 974, cette visite n’apporte « aucune réponse concrète ». Il rappelle que les 70 postes annoncés concernent uniquement les PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité) en remplacement des PIAL, dans une logique purement comptable. « Ce n’est pas ce qu’on attend. Il faut des moyens pour améliorer les conditions de travail et l’éducation des élèves. »
Les représentants syndicaux ne se faisaient guère d’illusion sur l’issue de la rencontre avec la ministre, mais ont tenu à affirmer publiquement leurs revendications pour un service public plus humain et plus équitable.
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