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Les Réunionnais veulent protéger l'environnement mais sans faire d'effort

L’institut d’études réunionnais Pigé ! a réalisé une enquête pour évaluer la propension des Réunionnais à transformer leurs modes de vie afin de répondre aux enjeux environnementaux . 71% des personnes interrogées estiment ces changements nécessaires, mais seulement 13% ont déjà engagé des actions pour cela.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 8 décembre 2022 à 10H47

Le communiqué :

Une prise de conscience majoritaire qu’il est urgent d’agir sur son mode de vie pour limiter son impact environnemental

Une très large majorité des Réunionnais (71%) considèrent qu’il est urgent que chacun transforme en profondeur son mode de vie pour pouvoir faire face aux défis environnements et sociétaux qui vont se poser à la Réunion. Un sentiment partagé par tous, hommes et femmes, autant chez les plus jeunes que les plus âgées, foyers aisés ou défavorisés, valable aux quatre coins de l’île, que l’on habite dans les Hauts ou dans les Bas. C’est donc le signe d’une réelle prise de conscience sur le sujet, traduisant la volonté de préserver nos atouts naturels et nos spécificités, sentiment encore plus marqué ici qu’en France métropolitaine (64%). On peut se demander si cela traduit une avance de nos mentalités malgré de moindres  moyens et/ou le fait qu’une île est par nature encore plus concernée et exposée aux risques environnementaux.

De la volonté au passage à l’acte, cela ne sera pas une tâche facile : parmi les principaux obstacles qu’ils identifient, une énorme majorité de Réunionnais évoque la contrainte que représente le coût financier (73%) impliqué par la transformation de son mode de vie. Si ce pourcentage est similaire en Métropole, les évolutions seront d’autant plus difficiles qu’il y a nettement plus de foyers réunionnais qui ont des difficultés financières, qui n’arrivent pas à s’en sortir, et cela risque de s’amplifier dans les mois à venir. 

Si comme en Métropole, un tiers des répondants (32%) craint également une perte de confort, l’inquiétude est nettement plus marquée ici sur la crainte de ne plus avoir certains produits à disposition (sentiment partagé par 47% des Réunionnais versus seulement 29% des Métropolitains). Ici, les transformations de son mode de vie pour diminuer son impact environnemental auront un impact négatif moindre sur la perte de temps (16% versus 21% en Métropole) 
 
Si la prise de conscience est plus marquée, elle suscite malheureusement moins d’actions 

Les Réunionnais sont peu nombreux à agir : seuls 13% font de réels efforts pour diminuer leur impact sur l’environnement alors que c’est 3 personnes sur 10 dans l’Hexagone.

80% des Réunionnais pensent que les actes de leurs concitoyens sont trop timides, c’est 10 points de plus qu’en Métropole.

Les Réunionnais sont néanmoins prêts à passer à l’action pour limiter leur impact environnemental, ce même si cela implique de sacrifier une partie de leur confort

Malgré cette critique très marquée sur l’absence d’actions de leurs congénères, 3 Réunionnais sur 4 (75%) se déclarent prêts à transformer en profondeur leur mode de vie actuel afin de limiter leur impact environnemental, même si cela leur demande des efforts significatifs. Ce score est similaire en France Métropolitaine (73%), moins de Réunionnais ne se sentant pas prêts (17% versus 26% en France).

C’est le signe qu’il reste à leurs yeux encore beaucoup à faire, même si on a toujours tendance à mettre l’accent sur ce que les autres ne font pas.

Aucune action ne se détache clairement comme plus facile à mettre en œuvre pour limiter son impact environnemental : des jugements très partagés sur le sujet, à La Réunion comme en Métropole.

Privilégier l’achat local apparaît aussi comme une piste privilégiée pour un Réunionnais sur 3 (34%), pratique qui devrait ravir les entreprises locales et contribuer à l’activité économique de l’île. A un même niveau, l’achat de nouveaux vêtements serait moins fréquent (34%) ainsi que la réduction de ses déplacements motorisés (32%).

Les Métropolitains envisagent davantage de limiter leurs déplacements, l’utilisation des nouvelles technologies ou de façon plus logique réduire leur confort thermique en s’habillant plus chaudement à l’intérieur en hiver.

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