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Les preuves d'Ibrahim Patel contre la CGPME

Jeudi matin, à l'Hôtel Le Saint-Denis, la Fedaction, emmenée par un virevoltant Ibrahim Patel, s'est livrée à un exercice médiatique bien rôdé. A la limite du théâtral. Après une bonne trentaine de minutes d'explications avec la presse, un personnage vient s'installer aux côtés de la tête de liste de la Fedaction pour la Chambre de commerce et d'industrie. La surprise est de taille, le personnage se présente comme une des personnes ayant assisté à des pratiques douteuses, lors des dernières élections à la Chambre de commerce.
Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 23 décembre 2010 à 23H43

Les temps forts étaient présents. Un vrai teasing digne des meilleurs polars. Brandies à l'assistance, les fameuses clés censées ouvrir toutes les boîtes aux lettres des votants à la CCIR occupent le devant de la scène, pas pour longtemps. Voici qu'arrive José Apou, premier transfert officiel du mercato d'été façon CCIR.

Les preuves sont là. Ibrahim Patel est sûr de son coup. Le choix de ne pas aller au pénal ? Il demande à laisser venir les choses : "Nous attendons la réponse des responsables de la CGPME maintenant. Nous, à la Fédaction, nous avons un rôle d'arbitre" rappelle-t-il. "Ces 500 à 600 bulletins siphonnées étaient forcément destinées à des collèges où la bagarre était beaucoup plus serrée" ajoute-t-il.

"Les dirigeants de la CGPME étaient forcément au courant"

Les pièces qu'il a versées à son dossier auprès du Tribunal administratif sont constituées de photos des lieux de rendez-vous des "ouvreurs de boîtes aux lettres", un samedi, à 11h, en pleine zone industrielle, "là même où il n'y personne le week-end" avoue José Apou, le désormais "transfuge de la CGPME".

Autre pièce, dactylographiée cette fois, l'attestation (qui tient en quatre pages et résumée dans la première pièce jointe que vous trouverez plus bas) de ce désormais fameux personnage ayant constaté les directives de fraude émanant du staff de campagne de la CGPME, toujours selon ses dires. Pour Ibrahim Patel, pour instaurer une telle fraude, les dirigeants de la CGPME étaient forcément au courant, à commencer par son président, Dominique Vienne.

"Je ne connaissais pas José Apou"

Questionné hier par nos soins au sujet d'un tel coup de pouce "providentiel", Ibrahim Patel jure que ce "José Apou" lui était inconnu jusqu'à récemment. Et que ce dernier l'a contacté de sa propre initiative.

Déposé le 17 décembre auprès du T.A. sous la forme d'un recours en annulation, le dossier ficelé par Ibrahim Patel devra juger qui de la CGPME ou de la Fedaction a des "méthodes de voyous" pour reprendre l'expression martelée par le commerçant de Saint-Paul.

Attestation dactylogaphiée du candidat sur la liste de la CGPME (les noms des différents intervenants ont soigneusement étaient effacés par la Fedaction pour la presse, mais pas pour le Tribunal administratif) :

 

Suite :

 

L'attestation originale manuscrite (page 1/4) :

 

L'attestation originale manuscrite (page 2/4) :

 

L'attestation originale manuscrite (page 3/4) :

 

L'attestation originale manuscrite (page 4/4) :

 

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