Les pays de l’océan Indien réunis pour renforcer la gouvernance des risques de catastrophes

Quinze pays membres de l’association des états riverains de l’océan Indien (IORA) sont réunis cette semaine à la PIROI pour développer la coopération régionale en matière de gestion des risques.
Cyclones, tsunamis, sécheresse, inondations... De l’Afrique du Sud à l’Australie, la plupart des pays de l’océan Indien font face aux mêmes risques, mais ne parlent pas forcément tous le même langage en matière de prévention et de coopération face à ces aléas. Aussi, afin de « renforcer la résilience régionale », les pays de l’association des états riverains de l’océan Indien (IORA) se réunissent à compter de ce lundi 13 octobre pour travailler sur des pistes de réponses régionales et coordonnées face à ces phénomènes qui s’intensifient à l’aune du changement climatique.
Partage d'expérience
Une mobilisation inédite, qui se déroulera toute cette semaine à La Réunion et en particulier à Sainte-Marie, sur la plateforme d’intervention régionale océan Indien de la Croix-Rouge, la PIROI, mais qui concernera aussi les FAZSOI ou l'Université.
« On est là pour partager les expériences des îles de l’océan Indien en matière de gestion des risques de catastrophes, dans un cadre peu plus large avec l’IORA, c’est-à-dire l’ensemble des pays riverains de l’océan Indien. 15 pays sont représentés comme le Sri-Lanka, les Maldives, le Kenya, l’Inde, et puis nos voisins de Maurice, Madagascar, des Comores, des Seychelles, du Mozambique ou de la Tanzanie » indique Eric Sam-Vah, directeur de la PIROI.

"Renforcer les initiatives régionales existantes"
Les échanges vont notamment porter sur les cadres juridiques, institutionnels et financiers afin de les améliorer, et « renforcer les initiatives régionales existantes » du point de vue des capacités institutionnelles, des systèmes d’alerte, et de financement anticipatif.
« Par exemple, suite à une catastrophe, comment un Etat peut-il faire appel à l’aide internationale, comment acter l’état de catastrophe naturelle, comment faciliter l’accès de l’aide humanitaire à la population ? », illustre le directeur de la PIROI à propos des thèmes qui seront abordés.
Ces ateliers sont organisés avec le soutien de la fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, du bureau des Nations-Unies pour la réduction des risques, de la Commission de l’océan Indien et d’Expertise France, avec l’appui financier de l’Agence française pour le développement et de l’Union européenne.
"Elaborer des priorités"
« La France préside un groupe de travail de l’IORA pour la première fois depuis notre adhésion il y a quatre ans », se réjouit Jean-Claude Brunet, ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone océan Indien.
« C’est le deuxième événement qu’on organise, après un premier atelier l’an dernier sur la lutte contre la pêche illégale. Des directives avaient été adoptées par le conseil des ministres de l’IORA en mai dernier. On espère, à l’issue de ces travaux, pouvoir élaborer aussi des priorités dans un document, et que nous puissions développer des contacts entre les professionnels de la gestion des risques naturels », souhaite le diplomate.
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