Les nouveaux outils de la démocratie participative
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
C’était en 1968, à peine 16 ans, me voilà écrivant un petit "article" au courrier des lecteurs de l’époque, dénonçant à ma manière ce que je trouvais injuste.
Les retards constatés dans le développement de mon quartier (les quatre robinets), sans eau courante, sans électricité, enclavé, sans voirie publique etc…. Les choses ont été nettement améliorées, modernisées par la suite….
Depuis, régulièrement, j’essaie d’alimenter par écrit, les courriers de lecteurs et depuis peu, Zinfos974… Récits parfois assez acerbes, dans mes indignations, ma colère… Mais dans d’autres écritures, vous avez pu aussi retrouver des réflexions, dont certaines ont peut-être trouvé des propositions de réponses.
Et, c’est tout à fait vrai, que la page "courriers des lecteurs" et de Zinfos974, semblent être les plus lus dans les divers supports et les plus redoutés des institutions mais surtout des politiques.
Si l’arme semble devenir redoutable, et craintive pour certains. Ce constant dialogue des "courriers de lecteurs" et de Zinfos974, font aussi la richesse du journal ou du site.
C’est le citoyen qui s’exprime, à qui on donne la parole, et par là même, il montre son existence, transmet un message.
Cette liberté d’expression, nous montre, qu’il ne suffit pas de voir mais de savoir regarder. Qu’il ne suffit pas d’écouter mais de savoir entendre et qu’il ne suffit pas de lire mais de comprendre.
Il ne faut pas croire que cette forme de communication est tout un champ de recettes magiques ! Non.
Mais bien un mode de participation active de la population, de ceux qu’ils vivent au quotidien à travers cette diversité culturelle.
Aujourd’hui, tout le monde communique et dépense des sommes d’argents dans la communication.
Je veux parler des entreprises, des collectivités, des associations, des élus et de beaucoup d’autres entités.
Pendant qu’une petite partie de la population n’a que Zinfos974 et le courrier des lecteurs pour s’exprimer.
La grande majorité est restée bien silencieuse, car l’écriture pour certains demeure un parcours du combattant (120.000 à 130.000 illettrés sur l'Île... ).
Aujourd’hui, une des solutions semble trouvée, la "voie voire la voix". Certaines communes ont choisi de communiquer dans des émissions radiophoniques régulières. Même nout' causé créole est autorisé !
Voilà une belle initiative, qui ne peut que renforcer une démocratie participative parfois en panne.
J’espère que le plus grand nombre participera dorénavant à ce nouveau concept de dialogue en direct et que d’autres communes prendront ce même chemin.
Au fait, "zordi sé lo 20 désanm’, nou fèt la liberté. Bonne fèt zot tout’, lo causement lé lib', lé bien lib' dosi Zinfos974" !
Jean Claude COMORASSAMY


