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Les multiples casquettes de Patrick Lebreton : ”J'essaie de les porter au mieux"

“Inépuisable”, ce qui le rend difficile à suivre de confidence de son entourage. Patrick Lebreton cumule la fonction de maire, conseiller communautaire, vice-président de Région et président de l'IRT (Ile de La Réunion Tourisme). L'élu est surtout connu pour son franc-parler “nécessaire pour dire qu'on va se tenir debout”.
Ecrit par P.B. – le mercredi 27 décembre 2023 à 18H08

Patrick Lebreton n'a pas d'ingrédient secret pour expliquer comment il jongle avec ses différentes fonctions. “Si je les ai, c'est d'abord parce qu'il y a une confiance de la population, la confiance ensuite de la présidente de Région. Je pense qu'on me reconnaît une expérience certaine de maire, de député, j'ai repris des boites comme la Sodegis en déficit pour les redresser”, esquisse-t-il son CV.

De multiples casquettes sur la tête d'un seul homme : “J'essaie de les porter au mieux mais je n'ai pas de problème de schizophrénie. Quand je suis à la Région et que je parle de Saint-Joseph, avec fierté sur certains points, avec désolation sur d'autres, je me sers de mes expériences pour pouvoir dire : je suis un tout dans un temps imparti”.

Pour l'y aider, Patrick Lebreton peut “heureusement s'appuyer sur des élus, des cadres, du personnel. C'est vraiment un travail d'équipe qu'il faut entreprendre et il faut vraiment s'y astreindre”.

Un travail d'équipe mené également dans ses fonctions à la Pyramide inversée. “J'accepte d'être un personnage régional qui a une capitaine très compétente avec un charisme politique reconnu, elle s'appelle Huguette Bello. Je travaille avec les autres et nous essayons d'avoir une cohérence”.

"La plus gratifiante" des fonctions

S'il devait choisir, il garderait sa fonction de maire, “la plus gratifiante” qui implique “une exigence du devoir”. Détenir les clés de la ville, c'est être aussi “très apprécié et très attendu. Mais il faut toujours se questionner sur la manière de faire, de rencontrer la population”. Défiance envers les élus, crises successives..., les agressions envers les maires ont nettement augmenté ces dernières années, pointe aussi Patrick Lebreton.

Pour autant, l'homme ne compte pas se défaire de son franc-parler. “Si c'est pour rencontrer quelqu'un qui vous dit oui alors qu'il sait pertinemment que ce sera non, on est là dans l'image même du faux, du serpent, de celui qui trompe et ce n'est pas ma personnalité. Cela a dû me desservir des fois, et me servir à d'autres moments. Quand les gens me le disent, ils me le présentent plutôt comme une qualité”.

Patrick Lebreton cite pour modèle, en matière de gestion et de conduite, Christophe Payet à la mairie de Petite Ile ou encore Pierre Lagourgue à la Région dont il a pu s'inspirer alors qu'il était administratif dans ces différentes collectivités. “Après, on essaie de se corriger, si on peut avoir le franc-parler sans blesser, c 'est ce qu'il faut. Mais pour gérer des collectivités, rencontrer des acteurs, je crois qu'aujourd'hui, il faut avoir un franc-parler. Quand, par exemple, les recettes de nos collectivités sont menacées par une réforme de l'octroi de mer qui est un peu préparée dans notre dos, je ne vois pas quelles sont les autres façons de dire qu'on va se tenir debout. On ne peut pas être acteur institutionnel ou économique si on est faible. Quand on est élu, on a des responsabilités, il faut les assumer, pas tout le monde pareil mais chacun avec ses particularités”.

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