Les enfants réunionnais de la Creuse: Les années de la honte du pouvoir colonial

On a pu voir des interviews de femmes et d’hommes marquées de douleur et de colère, de dignité et de bonheur aussi de se retrouver dans leur île natale. Ces témoignages sont poignants et constituent une condamnation sans appel de ce que l’on peut appeler un crime politique.
- Utilisation massive par le planning familial du depo-provera, un moyen contraceptif pourtant interdit dans la plupart des pays développés.
- Organisation d’une politique forcenée d’émigration avec le BUMIDOM, objectif: faire partir de La Réunion 10.000 jeunes, filles et garçons, chaque année.
- Ordonnance Debré du 15 octobre 1960 qui permettait au pouvoir d’exiler en France tout fonctionnaire “susceptible de troubler l’ordre public” dans les DOM.
- Enlèvement des enfants des familles pauvres pour aller “peupler certaines régions de l’Hexagone” et en premier lieu la Creuse.
- Répression tout azimut contre les forces progressistes qui s’opposaient au pouvoir et tout particulièrement les communistes.
- Fraudes électorales généralisées pour empêcher une expression libre des Réunionnais.es.
Le pouvoir en place avait le cauchemar de tout changement à La Réunion avec le Parti communiste et pour lui la seule cause de nos problèmes était le surpeuplement de l’Île. Il a tout fait pour réduire la population et il n’a reculé devant aucune violence contre la population réunionnaise.
Les enfants dits de la Creuse sont des victimes innocentes des crimes perpétrés par le pouvoir colonial. Aujourd’hui, ils essaient de se reconstruire et ils méritent notre respect et tout notre soutien.


