Les douaniers interceptent 1,8 kilo de méthamphétamine dissimulée dans des tableaux

Au final, le propriétaire des sacs a tenté de passer ses bagages en mettant ses affaires sur le chariot d'un passager à qui il a proposé de partager. Il s'avère qu'avant de venir à La Réunion via Moroni, il venait de Marseille où il avait déclaré aux douanes la somme de 14.000€ en espèces, "pour construire sa maison aux Comores". Il avait également dans ses bagages certains matériels contrefaits. Estimation faite, il transportait entre 27.600 à 36.800 euros de drogue estimée entre 15 à 20 euros le gramme.
L'individu s'évertue à expliquer que ces tableaux lui ont été confiés par son cousin en guise de service. Les enquêteurs finissent, après la troisième audition de garde à vue, à obtenir les codes du téléphone qui contient des vidéos compromettantes où l'on voit la confection de la planque dans les tableaux.
"Il y a dans ces tableaux pratiquement 2 kilos de drogue de synthèse fabriquée dans des laboratoires illégaux" tance la procureure. "C'est de l'importation grave et dangereuse pour notre île, ce n'est pas quelqu'un qui ne savait pas" conclut la procureure qui requiert une peine de 4 ans de prison avec maintien en détention.
"4 ans de prison, c'est extrêmement sévère" répond la défense au parquet. "C'est sans aucun doute dû au traitement médiatique de cette affaire que l'on a pu voir, et avec cette peine, le parquet met la pression sur le tribunal" plaide la robe noire.
Pression médiatique ou pas, le prévenu est condamné, pour les faits qu'il a commis, à 3 ans de prison avec maintien en détention et 54.600€ d'amende douanière.


