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Les Chroniques de Tonton Jules # 124 – Que crèvent les pauvres et me faites pas chier !

Entre pognon et droits de l’Homme, y’a pas photo : le fric d’abord et que les grincheux se taisent ! Entre compassion et violence sanguinaire non plus. M. Ratenon a choisi son camp : on ne peut saigner un taureau mais in coq batay, ça in’ aut’ zaffair, ça. Comme si le sang avait des couleurs différentes selon les races, les espèces, les religions, les ethnies. Je m’insurge, là, les gars. J’ai, pour tout dire, la rage au ventre devant de tels tissus de connerie. On me dit parfois que je devrais modérer mes propos. Moi ? A mon âge ? Jamais !

Ecrit par 1735024 – le lundi 28 novembre 2022 à 16H21

Droits de l’Homme ou pétrole ? Macro(n) a choisi…

Notre Jupiter au petit pied l’a annoncé haut et clair, il continuera de soutenir le Qatar quoi qu’il en soit. A défaut d’être glorieux, ça a le mérite d’être clair : il y a des choses plus importantes que d’autres dans la vie et, question gros sous, on ne badine pas avec l’avoir ! Et comme il n’a aucun souci électoral présidentiel, il peut faire tout ce qui lui plaît et ne s’en prive pas.

Vous vous la prenez, vous vous la collez sous l’aisselle, na !

Le Qatar est bourré à craquer d’un pétrole qui fait rêver tout le monde. Son sous-sol en est tellement gorgé qu’une allumette foutrait le feu au désert. Macro(n) a promis-juré-craché qu’il fallait en finir avec les combustibles fossiles… mais, puisqu’il y en a chez les Qataris, autant les prendre. Pour pas cher, ce serait encore mieux, non ? On oublie donc les droits élémentaires de l’être humain ; on ferme les yeux sur quelques broutilles à effet de serre ; et tout le monde puise dans le coffre à fric.

Notre fabuleux président a raison quand il dit que c’était « avant » qu’il fallait s’en prendre au Qatar, avant de lui concéder la Coupe du Monde. Aujourd’hui, c’est un peu tard. Il y a du vrai mais… est-ce une excuse pour oublier les milliers de morts qu’a coûté la construction quasi-pharaonique de ces installations tape-à-l’oeil ? Ironie du sort, le Macro(n) s’épanche ainsi ridiculement au moment même où France-Télévisions balance un reportage poignant sur les milliers de Népalais renvoyés chez eux dans une petite boîte en bois… reportage assorti du témoignage d’un ex-ouvrier népalais qui s’en est sorti miraculeusement et raconte par le menu les conditions de vie effroyables réservées aux ouvriers d’Afrique et d’Asie venus travailler pour des salaires de misère, dans des conditions d’hébergement indignes d’une nation dite riche et civilisée !

Ça, riches, les Qataris le sont. Mais civilisés, j’ose exprimer un doute.

Le bilan carbone de cette manifestation m’as-tu-vu, fait peur. Mais comme Greta Thunberg n’est qu’une petite bonne femme, occidentale et non-voilée de surcroît, aucun danger qu’elle vienne foutre le souk dans les rues de Doha. Le rafraîchissement des stades, merveille soi-disant des ingénieurs qataris, est si efficace que les spectateurs ont eu le sentiment d’être au Spitzberg. Plusieurs ont eu une fluxion de poitrine.

Là, notre Macro(n) national oublie qu’il y a eu une COP à Paris, qui promettait monts et merveilles à tous les inquiets du devenir de la planète..

Avec ses airs de faux-cul et ses affirmations de mec qui se fout de tout sinon du pognon des riches, l’Emmanuel de mes globes prouve une fois encore que seule le soucie la satisfaction des plus riches. Ses patrons.

La France patrie des droits de l’Homme ? Ça été sans doute vrai à une autre époque sur une autre planète.

Mais moi, je continue de rêver. C’est mal ?

Corrida et batay coq

La « Corrida » du grand monsieur Cabrel est considérée comme une des plus belles chansons françaises de tous les temps. J’adhère totalement à ce point de vue : la nécessité de tuer un animal, ici et là considérée comme un phénomène culturel et patrimonial, n’est pas évidente à mes yeux. Dans une célèbre chanson, Jean Ferrat (lui !), raconte « ces belles étrangères venues à la corrida » en mouillant sans doute leur petite culotte.

On célèbre le torero prenant le risque de se faire encorner, oubliant que le taureau, affaibli par les banderilles, n’est plus en mesure de parer l’estocade létale.

Autant je me régale aux spectacles des arènes d’Arles quand les garçons affrontent à la course un taureau sauvage, sans mise à mort, autant je ne comprendrai jamais cette jouissance à la vue du sang répandu.

Une proposition de loi était prévue au Palais Bourbon, qui voulait mettre un terme aux mises à mort des corridas et aux combats de coqs. Cette proposition n’a jamais vu et ne verra sans doute jamais le jour parce qu’au dernier moment, notre député Ratenon a voulu éliminer le batay coq de la proposition de loi. Sous le fallacieux prétexte que le batay coq faisait partie de notre patrimoine culturel. Un patrimoine de sang, de mise à mort ? Je trouve M. Ratenon bien sympathique et très investi dans son travail de député. Mais je l’invite à lire « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo : le sacrifié ne comprendra jamais qu’on veuille le couper en deux.

Si je te comprends bien, M. Ratenon, le goût pervers du sang répandu se négocie : il est bon ici et mauvais là-bas ? Et qu’on ne m’emmerde plus avec la pseudo-relation d’amour entre le propriétaire et ses coqs batay !

Il aime tellement sa bestiole qu’il l’envoie se faire égorger. Ça rapporte. Et si le champion se fait étriper par son adversaire, « i négocie po fé in’ ti cari » (Vabois).

Quelles que soient vos argumentations, vous ne me ferez jamais changer d’avis : la violence, le sang, la mort, n’ont aucune justification !

Seules m’intéressent la paix, l’empathie, la compassion, la main tendue. 

Pas le coup dans la gueule de celui qui ne m’a rien fait.

Mohamed Ali est un très grand champion, soit.

Je préfère l’Abbé Pierre.
 

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