Les boulangers utilisaient un logiciel à domicile pour faire disparaitre les espèces

Ce matin, et en son absence, les magistrats de la cour d'appel se sont penchés sur cette histoire de blanchiment et d'abus de bien par les gérants à des fins personnelles.
"Nous avons une lettre de madame qui explique de façon assez confuse que tout est de la faute de monsieur qui avait 'd'importants besoins de financement'", détaille le président de l'audience. Jacques Rousseau explique ensuite à ses assesseurs que madame se réclame de violences conjugales, ses plaintes n'ayant jamais été suivies d'effet.
Inquiétant mais sans rapport avec l'affaire qui occupait la cour ce jeudi matin puisqu'il est reproché à madame d'avoir installé à son domicile un logiciel permettant de faire disparaitre de la comptabilité de la boulangerie les paiements en espèces du jour.
Dans son audition au cours de l'enquête, la prévenue avait expliqué avoir acheté le commerce en se mettant d'accord avec le vendeur sur un dessous de table de 70.000 euros. La disparition de l'argent liquide de la boulangerie permettait au couple de rembourser environ 2.000 euros par mois jusqu'à l'apurement de cette dette.
Un divorce conflictuel avait poussé madame à dénoncer son époux. "Les langues se sont soudain déliées", a résumé la représentante de la société. Le conflit avait ainsi débouché sur un contrôle fiscal et la découverte du pot aux roses.
"Ce couple avait un train de vie dispendieux" a tancé le ministère public réclamant que le jugement de première instance soit confirmé : une peine de prison de 6 mois avec sursis, et 15 000 euros d'amende.
Lilianne L-LM. sera fixée sur son sort le 17 novembre prochain.


