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Les antivax demandent aux médias de parler des études post vaccination Covid

Ils battent toujours le pavé en 2022. Les anti-vaccination n’ont en réalité jamais perdu la flamme qui les a animés au plus fort de la crise sanitaire. Ce mercredi, c’est devant chaque journal de la place qu’ils ont effectué une piqûre de rappel.
Ecrit par Ludovic Grondin – le mercredi 26 octobre 2022 à 09H52

Après des manifestations devant la préfecture ou encore devant l’Agence régionale de santé, les anti-vaccination Covid ne baissent pas la garde. Cette fois, leur objectif "d’éveil des consciences" est dirigé vers les médias réunionnais. Chaque rédaction de l’île a eu droit au passage d’un groupe d’environ 70 personnes sous ses fenêtres ce matin. 

Le calendrier était favorable à cette nouvelle sortie dans les rues, signale Corine Doro, une sage-femme suspendue par l’ARS Réunion depuis le 28 octobre 2021. Elle faisait partie du cortège passant tour à tour devant Réunion 1ère, Antenne Réunion, le Quotidien puis le JIR. L’audition toute récente du professeur Christian Perronne devant le Parlement européen (dont les meilleurs passages sont à retrouver plus bas et la version intégrale sur YouTube) atteste selon eux des doutes qu’ils n’ont cessé d’avoir en 2020 et 2021 vis-à-vis de la vaccination du Covid-19. 

Hasard du calendrier, dans la foulée de son passage devant le Parlement européen, le professeur Perronne était blanchi des poursuites lancées à son encontre par le Conseil National de l’Ordre des Médecins pour ses prises de position très critiques envers la politique vaccinale du gouvernement.

La chambre disciplinaire a conclu qu'au regard de sa qualité de spécialiste, le Pr Perronne avait une obligation de s’exprimer. "Le Dr Perronne, spécialiste internationalement reconnu comme un expert dans le domaine de l'infectiologie, était le mieux à même de comprendre les enjeux de santé publique. S'il s'est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l'industrie pharmaceutique, ainsi qu'il était légitime à le faire et en avait même l'obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s'est borné à porter publiquement, mais sans invectives, une voix discordante sur un sujet d'intérêt général", a motivé la chambre disciplinaire de l'ordre.

C’est donc après cette décision prise au national mais vécue comme une victoire par les antivax péi qu’ils ont décidé de manifester. "Ce silence médiatique il est pour nous inacceptable. Donc on s’est dit qu’avec les révélations devant le parlement européen, c’était le bon moment d’y aller", avise Corine Doro. 

"Eveiller" les consciences

"Devant les instances européennes, la question posée à Pfizer 'est-ce que des tests ont été faits pour voir si ça allait arrêter la transmission du virus ?' Pfizer répond 'non'. Il y a eu plein de questions cohérentes posées et ça ne fait bouger personne. On ne voit rien dans nos médias, rien !", s'étonne la sage-femme suspendue.

"Les gens ont eu tellement peur qu’ils ont envie d’être soulagés. Donc il n’ont pas envie d’aller chercher l’information et nous on considère qu’on est là pour aider au discernement. Apporter une réflexion qui soit portée par un groupe éveillé. Nous, on considère qu’on est éveillés. On n’était pas dans des manifestations 'anti-vax, anti cela'. On n'a jamais été anti. Je suis sage-femme, on m’a appris à discerner, à apprendre aux gens à discerner, alors aujourd’hui, n’allez pas demander à moi, devant une expérimentation, de dire 'oui' vite. Donc nous étions plusieurs comme ça à vouloir réfléchir. L’incohérence continue et les gens pensent que tout va bien. On s’est dit, allons démarcher, allons dire aux médias : 'qu’est-ce que vous faites ? Pourquoi n’avez vous pas relayé l’information du Parlement européen'", questionne-t-elle avant d’écouter l’avis du Dr Philippe de Chazournes (voir la vidéo plus bas), inlassable porte-voix de ceux qui avaient un discours autre que celui du gouvernement et donc du préfet localement.  

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