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Les alcooliques violents défilent devant le tribunal correctionnel

Trois affaires de violences sur fond d'alcool ont été jugées ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 16 avril 2021 à 17H26

Parfois, on a l’impression que les audiences devant le tribunal correctionnel sont classées par thèmes, tant les prévenus se ressemblent. Jugés en comparution immédiate pour des faits récents, on pourrait peut-être accuser la pleine lune, ou un autre phénomène mystérieux. Ou bien s’agit-il simplement d’une problématique sociétale… 
 
Ce vendredi, trois hommes ont successivement été jugés pour des violences commises en état d’ivresse. L’un sur son ex-femme, le deuxième sur son beau-frère et le troisième sur plusieurs femmes de sa famille. Des faits habituels qui se sont accentués et accélérés ces derniers mois. 

Le premier, de Sainte-Marie, a pour habitude d’espionner son ex-femme, de se rendre chez elle par effraction à toute heure de la journée et de la frapper. Des actes quasi-quotidiens. Pour sa défense, il souffre de schizophrénie depuis de longues années. Mais monsieur ne s’aide pas : il mélange alcool, antidépresseurs et zamal. "Il me fait peur, avoue la victime, mère de leurs deux enfants. Il habite à 5 minutes de chez moi et je le croise tout le temps. Je ne savais pas qu’il était malade quand on s’est marié". Les violences auraient réellement commencé l’année dernière, même si elle raconte avoir reçu une gifle quelques années auparavant alors qu’elle était enceinte. Et comme c’est souvent le cas, ce violent est lâche : les coups et dégradations de meubles se déroulent alors que le nouveau conjoint de madame n’est pas là. 

Le deuxième : même profil. Sous bracelet électronique pour d’autres faits, il est hébergé chez sa sœur. Mais manque de chance, il ne s’entend pas avec le petit-ami de celle-ci. Le copain se prend en février un coup de tête, puis en mars il est bousculé et étranglé, et enfin, il y a quelques jours, il se prend un coup de couteau. La faute à qui ? La victime, apparemment. Le prévenu dit avoir été poussé à bout et malgré l’insistance des magistrats, ne parvient pas à reconnaître ses torts. 
 
Le dernier, quant à lui, s’en est pris à trois femmes de sa famille : sa mère, sa belle-sœur et sa nièce. Coups de pied et lancé de table étaient les réponses à la remarque de sa mère sur son état d’ébriété. Lui au moins reconnaît ses torts : "C’était un déclic, je ne veux plus faire de mal à ma famille", affirme celui qui pourtant a été condamné pour violence le 28 janvier dernier et dont les 13 condamnations précédentes sont directement liées à la consommation d’alcool. "Arrête de boire, l’alcool te détruit", lui implore sa nièce. 

Le premier a été condamné à 12 mois de prison dont 6 avec sursis et une interdiction d'entrer en contact avec la victime, le deuxième à deux ans de prison avec mandat de dépôt et le troisième à 12 mois de prison avec maintien en détention, ainsi qu'une révocation de sursis de 3 mois et une interdiction d'entrer en contact avec sa famille.

 

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