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Les agrumes péi tentent de lutter contre les importations

Ce week-end, Petite-Île met en avant le travail des producteurs d'agrumes. Cette manifestation permettra aux consommateurs de s’approvisionner à nouveau en fruits gorgés de vitamines qui font la fierté des "agrumiculteurs" de la commune. L'occasion aussi de faire le point sur une filière dont la balance entre importation et production locale penche encore pour la première.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 24 juin 2011 à 17H22

 

Combiner sortie "week-end" et plaisir de déguster péi, c'est tout l'intérêt de la Foire aux agrumes et fleurs de Petite-Île qui commence ce vendredi 24 juin (Lire : [Petite-Île fait sa foire aux agrumes]urlblank:http://www.zinfos974.com/Petite-Ile-fait-sa-foire-aux-agrumes_a29756.html ). Une opportunité supplémentaire, aussi, de faire pencher la balance de la vente des fruits du côté de la production locale.

Parmi les fruits produits à la Réunion, la famille des agrumes est la plus soumise aux importations (4.224 tonnes en 2009, soit 39 % de la production locale). En dépit d’une légère tendance à la baisse, les quantités d’oranges importées restent importantes, variant entre 2.500 à 3.000 tonnes.

En 2008, les oranges représentaient près de 70% des importations totales d’agrumes, les citrons 15%, les mandarines 8%, et les autres agrumes 7%.

Les collectivités ne jouent pas forcément le jeu du local

Un des enjeux de la filière agrumes, surtout celle du tangor, est de diminuer la part prise par l’orange importée (2.910 tonnes tout de même en 2009), notamment au niveau des collectivités pour alimenter les cantines scolaires notamment.

L'enjeu crucial de la recherche

La production essaie de se stabiliser, mais les difficultés rencontrées par les planteurs (aléas climatiques, vergers vieillissants, la part importante des importations et bien d’autres facteurs) pourraient mettre à mal la présence de ces produits identitaires sur les étals. En effet, depuis 2009, la production subit une perte de vitesse et les tentatives pour relancer la filière fleurissent.

De nouvelles pistes sont explorées par les techniciens des services de la chambre d’agriculture avec l’ARMEFLHOR et le CIRAD, pour permettre aux agrumiculteurs d’apporter de nouvelles variétés d’agrumes plus résistantes avec un meilleur rendement. Ces recherches permettant de déboucher sur des produits d'une plus grande résistance aux aléas permettraient à cette filière de s'écouler tout en gardant toute sa qualité.

Les préférences des consommateurs jouent des tours aux produits locaux

Avec 13 ha de citrons, la production de citrons est très faible à la Réunion et les importations s’élevaient à 660 tonnes en 2008, malgré cela la commercialisation des citrons pays est relativement difficile. Ce paradoxe trouve son explication dans la différence variétale entre les citrons d’importation jaune et les citrons réunionnais, de couleur verte, moins prisés par les consommateurs. Nul n'est roi en son pays.

D'autres chiffres :

La mandarine, principalement la variété "Beauty" occupe plus de 45% de la surface totale consacrée aux agrumes. Ceci engendre aujourd’hui des problèmes d’écoulements dus à des pics de mise en production entre mai et juillet. La Réunion cultive 150 ha de mandarines.

La clémentine est le premier des agrumes à arriver sur les marchés réunion- nais (de mars à mai). En fin de période de production celle-ci est fortement concurrencée par la mandarine. 40 ha de clémentines sont cultivées à la Réunion.

La production d’oranges (120 ha), deuxième espèce d’agrumes présente à la Réunion, est dominée par l’hybride Tangor qui représente 60 % des surfaces.

 

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