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Le vote en faveur de Marine Le Pen, signe d'un rejet de la classe politique
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Ecrit par zinfos974 – le lundi 25 avril 2022 à 18H40

Marine Le Pen arrive en tête dans l'ensemble des outremer au second tour de cette élection présidentielle, après le candidat de l'union populaire au premier tour.
Il n'y a, a priori, aucun lien idéologique entre ces deux candidats, si ce n'est de représenter un rejet des partis politiques qui ont fait vivre la Vème République par leurs alternances respectives.
Ces deux partis, le PS et LR, ont subi en deux élections un désaveu cinglant.
Passer de l'extrême gauche à l'extrême droite en moins de 15 jours est synonyme d'une contestation électorale et d'un rejet massif et viscéral du candidat Emmanuel Macron, dont la politique nourrit et alimente par les conséquences qu'elle produit, le vote contestataire.
Le RN et LREM ne s'inscrivent pas dans un duel mais dans un duo mortifère pour la République l'un et l'autre se nourrissant mutuellement.
A Saint-Philippe, si les signes avant coureurs existaient sur un vote massif pour le RN, le score du dimanche 24 avril interpelle !
La commune détient le record du vote pour la candidate d'extrême droite et lui offre la première place sur le podium réunionnais avec près de 77% des suffrages et ce sans qu'il n'y ait de base militante et organisée sur le territoire.
Même la Plaine des Palmistes, dont le maire est un soutien affiché à Le Pen ne fait pas un si bon score sur sa commune.
Une partie de l'explication est conjoncturelle dans le rejet massif du candidat des finances, mais pas que.
C'est le rejet de toute la classe politique considérée comme nulle et incapable de changer réellement la vie quand on sait qu'à Saint-Philippe, la pauvreté côtoie le chômage et l'absence de perspective entraîne désillusion sur désillusion.
Saint-Philippe avait également participé dès le début à la mobilisation des gilets jaunes.
C'est également un vote pour dire et signifier : "arrêtez de nous mépriser, de jouer avec nos vies et respectez nous!"
Enfin la gestion de la crise sanitaire et des mesures de contrôles excessives ont parachevé la détestation du président des ultra riches.
Ce moment politique aussi crucial soit-il n'a pas empêché le premier magistrat par effet d'opportunisme (il avait donné son parrainage à Éric Zemmour, candidat d'extrême droite également, dans le but certainement d'être de la vague mariniste et de ne pas être désavoué par la population.) de surfer sur le rejet de la classe politique alors même qu'il en est le plus illustre symbole par les multiples condamnations et affaires judiciaires dont il a fait l'objet.
Cette ambivalence de l'élection se retrouvera aussi lors des législatives où les candidats du RN n'arrivent pas à "capitaliser" sur la dynamique de la présidentielle... Jusqu'à quand ?
Il n'y a, a priori, aucun lien idéologique entre ces deux candidats, si ce n'est de représenter un rejet des partis politiques qui ont fait vivre la Vème République par leurs alternances respectives.
Ces deux partis, le PS et LR, ont subi en deux élections un désaveu cinglant.
Passer de l'extrême gauche à l'extrême droite en moins de 15 jours est synonyme d'une contestation électorale et d'un rejet massif et viscéral du candidat Emmanuel Macron, dont la politique nourrit et alimente par les conséquences qu'elle produit, le vote contestataire.
Le RN et LREM ne s'inscrivent pas dans un duel mais dans un duo mortifère pour la République l'un et l'autre se nourrissant mutuellement.
A Saint-Philippe, si les signes avant coureurs existaient sur un vote massif pour le RN, le score du dimanche 24 avril interpelle !
La commune détient le record du vote pour la candidate d'extrême droite et lui offre la première place sur le podium réunionnais avec près de 77% des suffrages et ce sans qu'il n'y ait de base militante et organisée sur le territoire.
Même la Plaine des Palmistes, dont le maire est un soutien affiché à Le Pen ne fait pas un si bon score sur sa commune.
Une partie de l'explication est conjoncturelle dans le rejet massif du candidat des finances, mais pas que.
C'est le rejet de toute la classe politique considérée comme nulle et incapable de changer réellement la vie quand on sait qu'à Saint-Philippe, la pauvreté côtoie le chômage et l'absence de perspective entraîne désillusion sur désillusion.
Saint-Philippe avait également participé dès le début à la mobilisation des gilets jaunes.
C'est également un vote pour dire et signifier : "arrêtez de nous mépriser, de jouer avec nos vies et respectez nous!"
Enfin la gestion de la crise sanitaire et des mesures de contrôles excessives ont parachevé la détestation du président des ultra riches.
Ce moment politique aussi crucial soit-il n'a pas empêché le premier magistrat par effet d'opportunisme (il avait donné son parrainage à Éric Zemmour, candidat d'extrême droite également, dans le but certainement d'être de la vague mariniste et de ne pas être désavoué par la population.) de surfer sur le rejet de la classe politique alors même qu'il en est le plus illustre symbole par les multiples condamnations et affaires judiciaires dont il a fait l'objet.
Cette ambivalence de l'élection se retrouvera aussi lors des législatives où les candidats du RN n'arrivent pas à "capitaliser" sur la dynamique de la présidentielle... Jusqu'à quand ?
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