Revenir à la rubrique : Faits divers

Le Tampon : L’histoire d’amour commencée en ligne se termine au tribunal

Le couple s’est retrouvé ce lundi devant le tribunal correctionnel. L’homme de 30 ans, qui a tout laissé derrière lui dans l’Est de la France pour s’installer chez sa belle rencontrée sur le net, a comparu pour des violences. Il a visiblement emmené avec lui ses démons : la colère et la drogue.

Ecrit par – le lundi 26 avril 2021 à 17H28

Leur histoire d’amour a d’abord été virtuelle. Les violences psychologiques et physiques sont elles bien réelles. Maxime a tout quitté pour rejoindre celle qu’il a rencontré sur internet et venir s’installer chez elle au Tampon au mois de janvier dernier. Rapidement « des petites altercations » apparaissent au sein du couple. « On ne se connaissait pas si bien que ça en fait », reconnait-il à la barre du tribunal.

Plus que de simples altercations, l’audition de la victime fait état de plusieurs épisodes de violences. Une fois, il l’a frappée au sternum, une autre a posé sa main sur sa gorge « pour faire peur », une autre fois lui a donné une claque derrière la tête devant la Poste.

Ayant trouvé un emploi de boulanger, il s’est également énervé pour un macatia trop sucré, l’a poussée si fort qu’elle a chuté se blessant à la cheville, et au poignet notamment. 7 jours d’ITT ont été prononcés pour ces violences survenues jeudi dernier en présence du fils de la jeune femme. Sans compter que plus tard dans la journée, pour venir prendre ses affaires, il n’a pas hésité à défoncer la porte d’entrée du logement de celle qui lui avait fait une place dans sa famille. A l’arrivée des gendarmes, une forte odeur d’essence se dégageait de l’appartement. Maxime s’est laissé interpeller. 
 
Cheveux coiffés avec la raie sur le côté, chemise et bermuda bleus, baskets aux pieds, Maxime reconnait tous les faits et montre face aux juges d’ostensibles signes de nervosité. Son discours est aussi bien rodé. Il dit avoir bien réfléchi en garde à vue, évoque la violence et l’autorité de son père et surtout sa consommation importante de cannabis. Il a commencé vers l’âge de 10 ans. Avant de prendre l’avion pour La Réunion, il en était à une vingtaine de joints par jour.
 
Violences en récidive  

« Cela m’étonne que vous en n’ayez conscience que maintenant alors cela a été abordé lors de précédents faits », lui fait remarquer la présidente du tribunal. « C’est un travail sur moi-même, j’ai besoin de temps », lui répond-il. 
 
Ce n’est effectivement pas la première fois que le trentenaire, père de deux enfants, comparait pour des faits de violences conjugales. Il a été condamné en 2018 et en 2019. En sursis probatoire, il avait notamment pour obligation de répondre aux convocations. Ce qu’il n’a pas fait puisqu’il s’est envolé pour notre île. Un mandat d’arrêt à son encontre a ainsi été émis le 19 mars dernier. Il est donc arrivé menottes au poignet ce lundi au tribunal. 
 
« Aujourd’hui, c’est comme si il avait tout compris mais cela ne ressort pas dans son casier », souligne le parquet. 6 mois ferme et le maintien en détention ont été requis. 
 
Sa défense a tenté de plaider une réduction de peine. Lui, qui souhaite poursuivre son parcours à La Réunion,  contre toute attente, préfère aller en prison « pour m’aider à avoir une réflexion sur moi-même ». Maxime a été entendu. Il est retourné derrière les barreaux.

 

Thèmes :
Partagez cet article:
S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

St-Denis : Les parents dépassés frappent leur garçon avec le tuyau d’arrosage

Le père et la mère minimisent les coups portés régulièrement à leur marmaille de 12 ans avec une ceinture. Mais les constatations médicales sont sans appel. Un jour de février 2020, ils se sont, chacun à leur tour, particulièrement acharnés à cause d’un « trop-plein ». Si la famille semble désormais réunie, les prévenus ont tout de même été condamnés ce vendredi. Le père est derrière les verrous pour d’autres faits de violences.

Trafic de drogues de synthèse : Le psychonaute sévèrement condamné

Des substances psychédéliques par kilo importées par colis postal de Chine où elles sont fabriquées par des laboratoires ont inondé La Réunion. Ces cristaux qui imitent la cocaïne ou les amphétamines ne seraient pas de la drogue, selon un trentenaire rejugé à sa demande par la cour d’appel en novembre 2023. Celui-ci s’est réclamé de sa consommation personnelle et n’a pas manqué d’imagination pour justifier son train de vie. Mais il n’a pas convaincu la cour dont la décision tombe comme un couperet.

Trottinettes électriques : La police contrôle et verbalise

Ce jeudi matin, les policiers de Saint-Denis avaient dans leur viseur les propriétaires de trottinettes électriques. Comme indiqué sur la page Facebook de la Police Nationale de La Réunion, de nombreuses infractions ont été relevées et de nombreuses verbalisations ont été dressées.