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Le grand merdier

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 22 janvier 2014 à 11H38
 
Dès qu’il pleut, c’est la pagaille. Flaques d’eau énormes, routes fermées ou basculées entrainent des perturbations partout. Les embouteillages de notre réseau routier, en insuffisance, devient encore plus visible. Certains diront qu’il y a trop de voiture. C’est faux ! Notre taux de motorisation est plus faible qu’en métropole. Il manque des kilomètres de route. Pour aller à des destinations différentes, on emprunte les mêmes itinéraires. Certes le relief de l’ile ne facilite pas les aménagements routiers. Mais cela n’explique pas tout.

Des projets, il y en a. On met trop de temps à les réaliser. En revanche au nom de la chasse à la vitesse, on a augmenté le nombre de rond point. C’est une aberration. On ralentit au lieu de fluidifier, par des échangeurs. Quid du coût des bouchons. Et nous propose des bus dans un trafic lent. Foutaise ! La nouvelle route du littorale, sera vite saturée. Car les réseaux secondaires n’auront pas bougés, il n’y aura plus d’argent ; la nouvelle route littorale aura toute englouti. Et les budgets des deux collectivités auront été unifiés. Sécuriser la route actuelle et débouchonner les extrémités ouest et nord, suffiraient. Il resterait alors suffisamment d’argent pour l’ensemble du réseau et augmenter les kilomètres de route.

La route des tamarins, c’est 10 ans plus tôt qu’on aurait dû la livrer. Les radiers de Ste Suzanne, du Chaudron, du Ouaki, cela aurait dû être réglé depuis 20 ans. Est-ce par manque de moyen ? J’en doute ! La droite attaque les projets de la gauche et vice-versa. Les recours se multiplient. Le temps passe et les projets prennent d’énorme retard, quand ils ne sont pas arrêtés. Tout ceci impacte directement l’emploi, l’économie. C’est la vie même des uns et des autres qui est contrariée, et la société bloquée.

Gérer c’est prévoir. Nos élus gèrent-ils ? Les plus récentes affaires : ARAST, ADIPE, SPLA marina, GCEIP en témoignent La gabegie, ils connaissent. On peut citer aussi, le coût du pont de la rivière Saint-Etienne ; On pouvait, pour un coût divisé par deux, réaliser un ouvrage pérenne. Un ingénieur m’expliquait qu’on pouvait canaliser l’eau dans un énorme bassin d’irrigation (pas bête), le petit surplus s’écoulerait sous de grosses buses calibrées, sans dégât pour la route. Il y en avait pour 25 millions. Le  radier du Chaudron, enfin en cours de réalisation est tout aussi couteux, vu la solution retenue.

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquer. Que cache cette folie des grandeurs, sur le dos des contribuables ? Personne n’est dupe. Un tram-train sur les ¾ de l’ile n’était pas finançable (6 milliards). Refaire la route du littorale (2 milliards) ce n’est pas justifiée et ça va créer une augmentation substantielle des taxes pour les générations futures.

Quelle belle gestion ! Moi simple citoyen, confronté à la gestion d’entreprise, je prétends qu’avec autant de milliards on peut restructurer l’ensemble du réseau routier, fluidifier le trafic et relancer la politique du logement. On créerait ainsi beaucoup d’emploi sur le long terme, et pour divers corps de métier. On sortirait de ce merdier, dans lequel nous ont plongés, la droite et la gauche.

Je me suis intéressé à la politique il y a quelques années. Mais j’ai vite compris qu’il n’y avait pas de place pour ceux qui sorte les rangs. Et qui ose vouloir changer le système. On me l’a dit clairement. Jouer les Don quichotte est usant et stérile. Alors j’ai préféré m’occuper plus sainement de mon entreprise. Mais cela n’empêche pas de s’exprimer.

C’est étrange l’alchimie entre un candidat et les votants. Ce ne sont pas les idées qui priment. Le contrat devrait être : l’élu crée les conditions pour que le plus grand nombre puisse saisir sa chance. C’est la notion d’intérêt général. En réalité chacun et chaque corporation veulent entendre des promesses qui lui sert directement. Les syndicats sont sur le même concept. On est pour la solidarité, mais aux autres de faire des efforts. Drôle de fraternité !

L’électeur est manipulable, les élus l’ont bien compris. Ils en jouent en promettant. Comme on ne peut pas toutes les tenir, s’en suit la déception et les conflits. Allez bonne rentrée dans les bouchons, et bonne année 2014 quand même. 

 
Jacques DIJOUX 
Saint-Paul

 

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