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Le Front de Gauche 974 décrète "l'urgence sociale" à la Réunion

Le Front de Gauche 974 a présenté le bilan du parti après deux années d'existence à la Réunion. Le FDG a également rappelé que la France se trouvait dans un état "d'urgence sociale" à la veille de la présidentielle de 2012. Plus localement, Jean-Paul Panechou et Denis Simonin ont réaffirmé leurs intentions et présenté leur programme pour les législatives de l'année prochaine dans notre île.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 19 décembre 2011 à 13H03

 

Les leaders du Front de Gauche 974 (FDG 974) sont remontés contre la politique menée par Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Une politique entretenue sur la "peur" des français et le marasme économique. "Depuis 2002, nous n'avons que des incompétents au pouvoir, incapables de s'occuper des finances du pays. Ils ne sont pas capables d'assurer des recettes et des dépenses égales", rappelle Denis Simonin, candidat du FDG 974 pour la législative sur la 7ème circonscription.

"On joue sur la peur des gens, c'est un syndrome de vie de l'ultra libéralisme", souligne Jean-Paul Panechou, candidat sur la première circonscription. Pour ce dernier, il faut que la Réunion connaisse son "printemps arabe".

"Ce n'est pas normal d'avoir 140.000 chômeurs à la Réunion. Pour ceux qui travaillent, trouvez moi aujourd'hui une personne qui touche le Smic et qui arrive à s'en sortir", lâche-t-il. Le Front de Gauche existe depuis 2009 et se targue d'être en dehors du Parti socialiste et du PCR. "Un parti où l'on propose autre chose aux Réunionnais, souligne Denis Simonin, et tant mieux si on peut faire bouger les lignes et sortir de cette logique du capitalisme", ajoute-il.

"Monique Orphée et Ericka : deux "incompétentes" ?

Pour cela, le FDG 974 s'appuie sur un programme bâti sur trois axes que sont une augmentation immédiate des salaires, avec un Smic à 1.700 euros/brut, un rehaussement des minimas sociaux au dessus du seuil de pauvreté, en passant de 40 à 800 euros et la titularisation des trois fonctions publiques de l'Etat. "Une injustice qui demeure depuis 50 ans à la Réunion. On ne peut pas continuer avec une classe de travailleurs pauvres dans la fonction publique", explique Jean-Paul Panechou.

Et pour financer ces annonces, il faut "réformer" la fiscalité française. "Aujourd'hui 1% des contribuables est exonéré d'imposition. Un pourcentage qui représente 150 milliards d'euros. Si en plus on taxe les transactions financières à hauteur de 0,1%, on peut financer ce programme", explique Denis Simonin.

Les candidats du Front de gauche 974 se présentent comme les candidats du "changement", notamment pour les prochaines élections législatives. "A Saint-Denis, le prix de l'eau va tripler, le PEG (ndlr : Plan éducatif global) est un gouffre financier complètement à côté de la plaque et pour le 20 décembre on jette l'argent par les fenêtres. On prône la fête et les jeux pour endormir les gens. Tout ça pour faire élire Monique Orphée et Ericka Bareigt (ndlr : Candidates qui se présentent sur les circonscriptions de Saint-Denis) aux prochaines législatives et qui sont, excusez moi le terme, mais deux incompétentes", lâche Jean Paul Panechou.

Pas de doute, la campagne électorale à Saint-Denis est lancée et promet d'être particulièrement "féroce" dans les prochaines semaines à venir.

 

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