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Le difficile dialogue autour du risque requin à l'approche d'un nouveau cadre réglementaire

Ecrit par Maxime Bonnet – le lundi 29 juin 2026 à 05H59
Photo d'illustration : Alexandre Robert

Onze décès et quinze ans de traumatismes ont figé l'accès aux vagues réunionnaises. Aujourd'hui, l'association RESSAC stabilise la surveillance sur le terrain malgré une baisse drastique de ses subventions, mais la frustration grandit chez les usagers oubliés du surf libre. Entre un Centre Sécurité Requin accusé de jouer les parapluies administratifs et des acteurs locaux en quête d'autonomie, plongée au cœur d'un dialogue institutionnel grippé, au moment même où l'île s'apprête à tourner la page de l'interdiction totale.

À La Réunion, l’accès à l’océan s'est transformé en un arbitrage permanent entre réglementations administratives, impératifs de sécurité publique et réalités de terrain. Depuis le déclenchement d'une crise requin inédite et douloureuse, marquée par onze décès et une profonde fracture sociale, la gestion du littoral cherche sa boussole. L'instauration des premières interdictions préfectorales a figé les pratiques, créant un modèle qui oscille aujourd'hui encore entre des protocoles scientifiques centralisés et la demande de liberté des usagers. Alors que les derniers bilans chiffrés montrent une stabilisation des dispositifs sur certains spots, la sortie de crise se heurte désormais à de lourdes contraintes budgétaires et logistiques. Pour comprendre les tensions qui traversent aujourd'hui le monde de la mer, il faut remonter aux origines d'un dialogue institutionnel devenu difficile.

Pour comprendre la complexité du dossier, il faut remonter le fil d'une histoire marquée par l'urgence. Preuve de la complexité de ce dossier, nombreux sont ceux qui refusent de parler, ou sous couvert d'anonymat. Dès 2010, les prémices d'un déséquilibre environnemental majeur inquiètent les connaisseurs de l'océan.« Dès 2010, beaucoup de gens qui avaient grandi dans la baie rappelaient qu'on voyait de plus en plus de bouledogues », se rappelle cet ancien membre du CSR, ajoutant que « la baie de Saint-Paul était devenue une nurserie à requins » et que les services de l'État se sont retrouvés dépourvus face à des attaques sur des surfeurs isolés. Preuve de la complexité de ce dossier, nombreux sont ceux qui refusent de parler, ou sous couvert d'anonymat.

La suite fait partie de l'histoire contemporaine de l'île : une crise requin douloureuse qui a profondément touché la communauté du surf avec onze décès à déplorer et bouleversé l'économie du littoral. Face à ce phénomène inédit, les premières réponses ont été marquées par l'urgence administrative. En juillet 2013, la préfecture signe l’arrêté d’interdiction de la baignade et des activités nautiques hors zones aménagées, figeant pour longtemps l'accès à l'océan.

Dans les rouages du CSR : un géant de papier ?

C’est pour dépasser ce stade et structurer une réponse à la fois scientifique et opérationnelle qu’est né, en 2016, le Centre Sécurité Requin, avant d'évoluer sous sa forme actuelle en 2020. L'objectif affiché consistait à unifier les forces et les budgets de l'État, des collectivités et des usagers.

Pourtant, la lune de miel est de courte durée. L'ex-membre de l'équipe se rappelle qu'après la création du Groupement d'Intérêt Public (GIP) en 2020, « tout le monde a très vite vu les limites de son fonctionnement ». Il évoque de profonds dysfonctionnements internes : « De nombreux conflits ont éclaté au sein des agents et les départs se sont enchaînés », incluant une chargée de communication, un biologiste marin, le responsable du programme pêche et une community manager.

Cette instabilité et la nature même de l'institution suscitent aujourd'hui encore des critiques internes. Un acteur du milieu, toujours lié au fonctionnement du CSR, estime que la structure s'apparente surtout à « un bureau Veritas, un contrôle technique, un outil parapluie administratif pour l'État ». Selon lui, ses missions se cantonnent désormais à de la communication, de la prévention et à la gestion du marché de la pêche pour un coût annuel « entre 1,2 et 1,3 million d'euros » pour onze agents, alors que « le CSR aurait dû récupérer la mission de RESSAC ».

Face aux interrogations sur l'instabilité des équipes, le CSR tempère en invoquant des facteurs structurels et individuels. Le groupement s'appuie sur son statut d'établissement public administratif pour recruter des collaborateurs en contrat à durée déterminée (CDD) sur des périodes de 12 à 48 mois, spécifiquement pour explorer des solutions scientifiques. Quant aux départs de cadres, le CSR affirme qu'ils relèvent de situations individuelles, liées à des choix du salarié ou à une inadéquation des compétences, tout en mettant en avant un audit externe récent sur les risques psychosociaux. « Cet audit a évalué ces risques comme faibles », souligne l’organisme, ajoutant que l’étude a qualifié l’organisation collective d’« exceptionnelle » malgré des « tensions permanentes liées à un environnement externe complexe ».

Les choix budgétaires et la répartition des ressources financières continuent pourtant d'alimenter les discussions entre les acteurs du littoral. Alors que le coût annuel global du risque requin à La Réunion (incluant l'État, les collectivités et les associations) est régulièrement évalué autour de 5 millions d'euros, le CSR précise qu'il s'agit d'une « projection financière prévisionnelle datant de 2020 ». Le groupement recadre la répartition des dépenses : sa part propre pour piloter la recherche et la stratégie est de l’ordre de 16 %, tandis que près de 84 % des enveloppes globales sont directement engagés par les acteurs publics dans des actions opérationnelles de réduction du risque. Le CSR rappelle que la pêche préventive, qu'il qualifie d'action de terrain « strictement encadrée » et dotée d'un « lien de causalité solidement établi » avec la baisse des attaques observée depuis 2019, représente une part majeure du budget. Faute de structure comparable à l'échelle nationale, l'établissement concède qu'il reste « difficile de juger si cette clé de répartition est habituelle »

Ce besoin d'une plus grande horizontalité est également partagé par Agnès Lavaud, chargée de mission au Sypral et représentante à la Commission Spécialisée des Acteurs de la Mer (CSAM) du CSR. Installée au cœur de cette instance consultative qui regroupe ligues, professionnels et associations pour émettre un avis sur les actions du centre, elle pointe pourtant les difficultés de faire coïncider la vision de l'administration et la réalité vécue par les professionnels de la mer. « Nous ne disposons pas réellement de cellule de travail permettant de faire remonter efficacement les informations du terrain », regrette-t-elle, dénonçant « une logique très verticale, largement pilotée par l'État ».

Selon elle, les réajustements réguliers donnent une impression de manque de visibilité, comme si l'on passait « d'un plan A à un plan B sans réelle préparation ». Elle ajoute qu'après les crises climatiques, « on se retrouve avec à peine un spot et demi ouvert, alors qu'on en comptait près de quatre initialement ». Pour la chargée de mission, la solution réside dans des commissions spécialisées, car « dans les faits, il n'y a pas vraiment d'autonomie laissée aux acteurs concernés ».

Des ULM aux filets : le grand gâchis des projets avortés

L'histoire de la gestion du risque à La Réunion est aussi jalonnée de projets expérimentaux ambitieux qui ont parfois peiné à se concrétiser dans la durée. L'ancien membre du CSR se rappelle notamment des espoirs fondés sur l'expérience calédonienne autour des équipements individuels de protection (EPI), où une étude approfondie sur le Shark Shield avait permis de « démontrer une efficacité proche de 80% et donc de réduire l'incertitude autour de cet équipement ».

Pourtant, à La Réunion, la réorganisation des forces a achoppé sur des désaccords stratégiques, notamment lors des discussions autour d'une fusion menées sous l'égide de la sous-préfète de l'époque, Sylvie Cendre. L'ancien agent se remémore « neuf mois de discussion, de rencontres, de réunions à rallonge pour rien » face à l'impossible entente entre la Ligue et la Water Patrol, alors que l'objectif était d'ouvrir quatre spots avec le budget de deux.

Faute d'une vision unifiée, les chantiers se sont succédé pour être finalement délaissés. Le même témoin énumère ces pistes abandonnées : « Les projets entamés sont systématiquement avortés. On nous a notamment demandé d'installer des filets de baignade et de protection dans le sud sauvage. On a également lancé une évaluation des usagers de la réserve marine par ULM, avant de décider finalement que ce n'était pas assez fidèle. » Même constat pour l'achat de caméras à déclenchement automatique, un projet aujourd'hui « enterré ».

Cette multiplication des pistes est également critiquée par notre source toujours en activité au sein du milieu : « Ça donne surtout l'impression que le CSR court derrière les projets, notamment avec ses filets de baignade, pour justifier de son existence. On mobilise des ressources qui ne sont pas destinées à la sécurisation des activités nautiques. » Évoquant le projet d'un EPI réunionnais lui aussi « tombé dans les oubliettes », ce professionnel plaide pour un rattachement du CSR à la DMSOI afin de court-circuiter « les batailles d'égo et les guerres intestines qui ont miné son efficacité ».

Sur ce volet, le CSR défend sa méthodologie en rappelant qu'aucun projet validé par le conseil d'administration n'est abandonné sans motif, le tri s'opérant uniquement en cas de résultats n'aboutissant pas à une « réduction concrète du risque sur le territoire ». Le groupement précise que les survols en ULM sur le littoral sud-ouest ont bien donné lieu à un « rapport technique remis aux partenaires en 2024 ». Concernant les technologies de détection, les phases de tests passées débouchent désormais sur du concret : un système de trois caméras sous-marines autonomes de détection va être immergé très prochainement pour une « phase expérimentale de six mois sur le spot des Roches Noires », avant un éventuel déploiement permanent. D’après le CSR, c'est précisément le résultat des tests précédents qui a permis d'« affiner et d'améliorer ce projet de déploiement à venir ». Enfin, face aux interrogations sur l'opportunité d'étudier des filets de baignade dans le Sud ou en baie de Saint-Paul, le centre réaffirme que l'étude et l'installation de ces dispositifs de sécurisation « entrent pleinement dans ses missions de réduction du risque ».

Ressac : l'équilibre précaire de la surveillance

Malgré ces complexités structurelles, le travail quotidien sur l'eau s'est professionnalisé, et les chiffres récents de l'association RESSAC le prouvent. En 2025, sur l'ensemble des zones d'exclusion (ZONEX) de Saint-Leu et de l'Étang-Salé, les brigades de sécurité (BSAN) ont assuré la surveillance et le secours sur plus de 116 jours. L'engouement est massif : l'association enregistre une moyenne de 186 usagers quotidiens bénéficiant du dispositif, avec une présence instantanée de 42,99 personnes à toute heure de la journée et un pic d'affluence très net entre 10h30 et 12h00.

Sur le terrain, la cohabitation des anciens dispositifs a pourtant laissé de bons souvenirs. La source toujours liée au CSR rappelle qu'en fusionnant les water patrols et les vigi-requins, « le contrat était rempli ». Elle se réjouit de l'acceptation du public sur des spots comme l'Étang-Salé : « Aujourd'hui, on tourne entre 100 et 150 personnes par journée. On a la chance d'avoir une vague qui est particulièrement bien pour apprendre et les Réunionnais redécouvrent Étincelle. »

Mais derrière cette attractivité, le bilan des secours menés par RESSAC en 2025 (sur un total de 110 interventions) montre que le risque requin ne représente qu'une partie des missions. Si 17 interventions (15%) étaient liées à une suspicion ou observation de squale, l'essentiel du travail relève de l'assistance pure : 44 interventions de pure assistance (44%) et 49 missions de secours sur victime avec assistance médicale (45%) pour des cas graves (infarctus, plaies profondes, hélitreuillages, nageurs emportés au lagon). Les surfeurs et bodysurfeurs restent les premiers secourus (74 interventions), devant les pratiquants de Wing Foil (15), les usagers de jet-skis ou bateaux (10), les baigneurs (9) et les adeptes du paddle ou kayak (3). L'association a mené 14 de ces opérations en collaboration étroite avec le CROSS, le SMUR ou les pompiers.

Pour le début de l'année 2026 (du 1er janvier au 31 mai), RESSAC affiche des taux d'ouverture stables de 73% à Saint-Leu et 68% à l'Étang-Salé, rappelant qu'un déploiement à 100% n'est pas une finalité en soi pour une structure qui doit agir en bon père de famille face aux conditions météo. Pourtant, le président de RESSAC, Jean Galabert, concède que tout n'est pas parfait : « On fait mieux, mais ce n'est pas encore satisfaisant. Soyons transparents, nous ne remplissons pas encore les promesses que nous avons faites à la création de Ressac. Notre point noir pour l'instant, c'est que nous n'avons toujours pas pu relancer une activité pérenne à Trois-Bassins. » Sa règle d'or reste toutefois l'intransigeance légale : « Nous n'allons sécuriser un endroit que si tout est carré. Il est hors de question de flirter avec les règles et le légal. »

Cette rigueur se heurte à une réalité budgétaire étouffante. Alors que l'État demandait de faire mieux avec une enveloppe théorique de 1,7 million d'euros annuels, RESSAC n'a perçu que 966 000 euros pour fonctionner d'avril à décembre 2025, soit une baisse drastique de près de 27%. L'association a réussi à optimiser ses protocoles en ouvrant simultanément la Passe et la Gauche à Saint-Leu, mais Jean Galabert rappelle qu'« ouvrir de nouveaux spots va demander de recruter » alors qu'avec une trentaine d'effectifs, le maximum est atteint. « Je peux comprendre aussi la frustration de certains Réunionnais de voir des enveloppes conséquentes mobilisées sur la crise requin à une époque où l'inflation et la vie deviennent de plus en plus difficiles », confie-t-il, se disant pleinement conscient de ce contexte.

À Saint-Paul, le déploiement piétine face à des blocages logistiques. « Le protocole pour l'Ermitage doit être encore validé par la mairie et le CSR. Or, la mairie demande un retour d'expérience d'au moins six mois sur les Roches Noires », détaille le président. Problème : aux Roches Noires, l'association fait face à « un problème d'accès à des vestiaires et à des sanitaires » pour ses agents, et reste en négociation pour obtenir un local de stockage.

Malgré cela, Jean Galabert se félicite que RESSAC soit devenu un interlocuteur écouté par la réserve marine ou la SEOR pour le sauvetage des oiseaux : « Désormais, RESSAC n'est plus considéré comme un grain de sable, mais un véritable acteur avec lequel il faut désormais compter. » Le président profite également de cette mise au point pour balayer les rumeurs sur sa gestion financière, précisant en toute transparence que son indemnité équivaut à environ 950 euros (les trois quarts d'un smic brut) : « Cette indemnité a été validée et présentée aux autres salariés. Rien n'a été fait dans le dos de qui que ce soit. » Seul à assumer la charge depuis le départ du vice-président, il cherche un adjoint, affirmant qu'il ne souhaite absolument pas faire de l'association sa principale source de revenus.

En écho à ces difficultés, Agnès Lavaud du Sypral tempère l'enthousiasme des ouvertures de spots : « Les écoles sont globalement satisfaites du retour du dispositif, mais cela reste trop progressif. Une dizaine d'écoles doivent aujourd'hui composer avec un nombre de spots très restreint alors que tout le monde dit vouloir soutenir la relance. »

Les oubliés de la glisse : le sacrifice du surf libre

Au-delà des structures encadrées, une partie importante de la communauté se sent en retrait des priorités actuelles : les freesurfers. Ces pratiquants indépendants, qui représentent l'histoire et la culture de la discipline sur l'île, estiment que le modèle actuel ne répond pas à l'ensemble des besoins de la discipline.

L'ancien membre du CSR regrette que les pratiquants indépendants soient laissés de côté : « Aujourd'hui, les surfeurs libres restent les grands oubliés de la politique du CSR. Beaucoup ont l'impression que RESSAC travaille pour les écoles. On ne peut pas avoir comme projet de créer partout des jardins de vagues à destination des débutants. Il faut aussi que l'on prenne en compte les freesurfers. » Pour lui, c'est toute une filière sportive d'excellence qui s'est éteinte : « Tout un sport a assisté à la mort de sa filière pro, onze morts plus tard. On avait un terrain de jeu exceptionnel, l'élite mondiale venait jouer dans nos vagues. »

Sur le plan de l'innovation, Agnès Lavaud estime également que le volet recherche gagnerait à être réorienté : « L'une de ses missions initiales était la recherche et le développement, mais ce volet a montré ses limites. Le CSR devrait surtout jouer un rôle de mise en lien entre l'État et les usagers, avec davantage de transparence et de partage des informations pour améliorer la prise de décision. »

Vers la fin du parapluie ? L'espoir d'un retour aux risques et périls

Au cœur des débats actuels figure la pertinence du maintien de l’arrêté préfectoral restreignant la baignade et les activités nautiques hors zones aménagées. Introduit au plus fort de la crise comme une mesure de protection indispensable, ce texte vacille aujourd'hui face à la réalité du terrain : l'île n'a pas connu d'accident majeur depuis 2019, soit sept ans d'accalmie totale.

En coulisses, la frustration gronde. Ce témoin, pourtant toujours en activité au sein du CSR, ne cache plus son impatience face à ce qu'il qualifie d'« arrêté parapluie » : « Heureusement qu'il semble qu'une mise à jour de l'arrêté soit dans les cartons et qu'on puisse revenir enfin à des activités encadrées par le risque et péril au lieu d'une interdiction totale. » Pour lui, les voyants sont au vert et le risque est devenu acceptable.

L'amertume refait d'ailleurs surface lorsqu'il évoque le récent bilan présenté devant l'établissement, venu prouver scientifiquement l'efficacité des programmes de pêche. Une victoire au goût amer : « Les surfeurs le demandaient depuis 2011. Si on nous avait écoutés à cette époque-là, on n'aurait plus eu de crise dès 2013-2014, exactement comme aux Seychelles. Cela prouve bien qu'on a pris un recul de 15 ans. » Malgré ce gâchis de temps, l'espoir d'en finir avec les années noires l'emporte : « On espère enfin pouvoir sortir du tunnel. »

Cette bascule réglementaire semble précisément s'accélérer. Le CSR confirme qu'une réflexion concrète sur l’évolution de cet arrêté préfectoral a été officiellement mise sur la table des membres de son conseil d'administration le 27 mai 2026. Le principe d'une large consultation des acteurs publics et privés a été validé, et une communication officielle est en cours de finalisation pour une présentation calée au tout début du mois de juillet 2026.

À plus long terme, c’est l’identité même du Centre Sécurité Requin qui s’apprête à muter. Parallèlement aux projets de révision de l'arrêté, il a été proposé au conseil d'administration lors de cette même réunion de réfléchir ensemble à l'évolution du CSR vers un pôle d'excellence national, voire international, en matière de gestion du risque et de connaissance des requins. L’ambition affichée par l'institution serait d'augmenter progressivement la part budgétaire consacrée à la recherche afin de privilégier un suivi technologique en temps réel permettant de réduire le risque d'interaction homme-requin sans être dans l'obligation de prélever.

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