Le député Andy Kerbrat a utilisé des fonds publics pour financer sa consommation de drogue

Le 17 octobre dernier, Andy Kerbrat, député La France insoumise (LFI) de Loire-Atlantique, a été interpellé dans le 18ᵉ arrondissement de Paris alors qu’il achetait 1,35 gramme de 3-MMC, une drogue de synthèse. Déjà controversée, l’affaire a pris une autre tournure lorsque des enquêtes ont révélé que près de 25.000 euros de ses frais de mandat auraient été utilisés pour financer cette consommation.
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Le député a reconnu les faits dans une déclaration publique, admettant avoir "fait n’importe quoi" avec ces fonds alloués au fonctionnement de son mandat. Visiblement affecté, il a également évoqué des "fragilités psychologiques" qui l’auraient conduit à développer cette addiction. Toutefois, ces aveux n’ont pas suffi à calmer la tempête politique qui s’est abattue sur lui.
L’opposition n’a pas tardé à réagir, exigeant la démission du député et rappelant le devoir d’exemplarité des élus. "Cette situation est intolérable", a commenté un parlementaire de droite, tandis que d’autres, à gauche, appellent à traiter cette affaire sous l’angle de la santé publique plutôt que du scandale médiatique.
En réponse, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a annoncé la saisine du déontologue de l’institution pour examiner l’utilisation des fonds publics dans ce cadre. Une enquête interne est en cours pour déterminer les responsabilités et les potentielles sanctions.
Cette affaire relance le débat sur la transparence de l’utilisation des frais de mandat, un sujet souvent dénoncé mais rarement mis en lumière.


