Le Département à l'écoute de la filière fruits et légumes

Générant 7 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année, la Sica Terre réunionnaise peut être identifiée comme la plus importante des structures organisées de la filière des fruits et légumes dans l'île. Composée de 212 adhérents et permettant la mise en production de 42 types de fruits et légumes, la coopérative écoule près de 60% de sa production par le biais de sociétés telles que "LM" Distribution. Le reste de sa production étant gérée par deux autres sociétés, "Tropilégumes" et "Sud Services Traiteur", respectivement spécialisées dans la production de produits de 4ème gamme (frais, crus, lavés et épluchés) et la production de plats cuisinés prêts à la consommation (5ème gamme). Derrière cet organigramme, c'est une chaîne agro-alimentaire structurée et composée de 770 emplois directs et indirects qui découle de ces activités.
"Il y a une structuration à mettre en place sur l'ensemble du territoire"
Pour la présidente du Conseil général, présente dans le Sud de l'île ce mardi, les avancées de la filière fruits et légumes doivent être accompagnés d'une volonté politique. Résultat, l'élue est venue prendre le pouls d'une organisation de producteurs et jeter ainsi les premières bases d'un futur partenariat pour plus de lisibilité. Pour ce faire, chacun des acteurs de la filière doit s'exprimer, s'adapter et donner le tempo d'une production péi que l'on souhaite retrouver, par exemple, dans les cantines réunionnaises. "Il faut bâtir un vrai projet. Il y a une structuration à mettre en place sur l'ensemble du territoire (...) et une cohérence des politiques publiques", explique Nassimah Dindar. Entendez, un projet où les coopératives, le Département et les intercommunalités se donneraient la main pour optimiser les débouchés de la filière sur le marché local.
Quels sont les besoins et les attentes du marché réunionnais ? Quels sont les possibilités d'adaptation des organisations de producteurs ? Comment faire en sorte que nos producteurs péi puissent écouler leurs produits, entre autres, dans les assiettes des collégiens et lycéens ? Autant de problématiques qui devront être prises en compte pour que l'on puisse déboucher sur un partenariat concret. Un partenariat où chaque acteur trouverait son compte. Les explications de Nassimah Dindar en audio.



