Le courageux anonyme des réseaux sociaux… voulait incendier la maison de Didier Robert !

Il y en a des comme ça qui plongent à plaisir dans Internet pour régler leurs soi-disant comptes. En se fiant aveuglement à l’anonymat très confortable que leur procure cet instrument ; anonymat pas si anonyme que ça, qui rappelle étrangement celui des commentateurs de la presse en ligne :
"Ouiii… Vous comprenez, j’ai un poste en vue et je ne veux pas dévoiler mon identité sous peine de représailles".
Tu parles, couac-couac bipède !
C’est oublier un peu vite que des cellules spécialisées de la gendarmerie peuvent traquer les hakers mieux que ces derniers eux-mêmes.
C’est ainsi que Thomas B. s’est fait gauler.
Les réseaux dits sociaux
Nul n’a jamais su dire pourquoi Thomas avait pris Didier Robert, ci-devant président de Région, en grippe. Leurs deux familles se connaissent depuis l’Antiquité et l’une a rendu de grands services à l’autre. Alors ? Où est le pêt ?
Lui-même ne sait pourquoi les choses ont ainsi dérapé. D’ailleurs, ce matin à l’audience, il n’était pas là pour s’expliquer : Oui, ce courageux corbeau s’est exilé en métropole pour, pensait-il, échapper aux foudres de la justice.
Raté !
Sur les réseaux soi-disant "sociaux", il a envoyé plein de messages donnant l’adresse exacte des parents de Didier Robert au Tampon, incitant ouvertement les abrutis à aller y foutre le feu. En pleine crise des Gilets jaunes (qui n’y sont strictement pour rien), ça a fait un sacré foin, vous pensez bien.
Il paraît que suite à une occupation ratée de la Pyramide inversée, l’homme aurait pété grave les plombs et aurait fait une fixation morbide sur Didier Robert.
Rhum arrangé et Bourbognac
Bref, ces incitations très ciblées ont plu sur Internet comme la vérole sur le bas-clergé breton au 19è siècle… Il est question de chalumeaux retrouvés non loin. Lorsqu’il a été placé en garde-à-vue, le Thomas a reconnu les faits. Du bout des lèvres quand même. Oui, il a mis des messages contre la famille Robert. Oui, il a donné l’adresse. Oui, il a incité les connards à y foutre le feu. Akoz ? "Mi connais pas mwin".
Ses justifications éventuelles ? Je vous le donne en mille : "J’avais bu du rhum arrangé… ah oui ! Et du bourbognac aussi" . Entretemps, le Thomas a fui. Il a quitté son logement en catimini, langue qu’il pratique couramment ; avec quelques mois de loyer à la queue.
Son curriculum vitae comporte quelques petites mentions comme usage et vente de stupéfiants, violences avec arme, menaces de mort, des bricoles quoi.
Bref, le mec, il tend son cou à la corde !
Pour la partie civile, Me Morel, toujours brillant, a mis le doigt sur le réel danger que représentaient les réseaux sociaux et les esprits faibles, sans jamais "charger" de trop l’accusé.
Sans jamais nier les facultés offertes par les réseaux dits sociaux pour les non-avertis, anonymat, lâcheté, incitations trop faciles… Me Morel a juste réclamé 1 euro symbolique pour Didier Robert et 1.500 pour son papa qui ne vivait plus.
La procureure a argué que l’excuse de l’alcool n’en était jamais une.
Le courageux anonyme Thomas B. s’en prend plein la gueule pour pas un rond : 3 mois ferme, révocation des sursis antérieurs, plus l’euro à Didier, plus 2 fois 500 euros.
À force de se prendre pour Tomb Raider, on tombe raide.


