Le Cospar sur la sellette
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"Faut-il quand même regretter que celles ou ceux qui se croisent les bras, critiquent les grèves ou se rangent du côté du patronat bénéficieront aujourd’hui des 47 ou 57 euros? Que la lutte du COSPAR leur serve de leçon pour le futur!" Voilà ce qu'écrit Marc Kichenapanaïdou dans son article "Force doit rester à la loi", paru dans "Témoignages", le mercredi 19 août 2009.
Le Cospar s'est bel et bien rangé du côté de la Région et des collectivités locales. Il arrache les 50 euros aux entreprises privées; il fait les yeux doux à la Région et aux autres collectivités locales : on ne veut pas verser les 50 euros. Le RSTA (les 100 euros qui seront versés par l’Etat) devait, dès sa première application prévue au mois de juillet être reversé à tous les contractuels des collectivités et associations de droit public et de droit privé touchant moins d’1,4 SMIC. Malgré toutes ces précisions, l’association des maires de la Réunion a réaffirmé qu’elle ne participera à l’augmentation des salaires à hauteur de 50 euros. Il faudrait y rajouter les charges ce qui nous amènerait à 80 euros. Presque toutes les communes ont déjà fait leur budget pour cette année. Il nous sera impossible d’augmenter les salaires” a déclaré, les larmes de crocodile aux yeux, le président de l’ADMR.
Conclusion fort évidente : le Cospar, qui compte dans ses rangs de nombreux élus, ne peut pas tirer à boulets rouges sur lui-même... Il se croise les bras ! "Pas touche à mon pote"! Un seul ennemi juré : le patronat, où force doit rester à la loi !
Cette justice, expéditive pour l'un, bienveillante pour l'autre, doit terriblement froisser Salomon, grand serviteur de la justice divine !
Gérard Jeanneau


