Le Collectif Stop VIF et EPAA 974 alertent les institutions sur la prise en charge des enfants victimes

Dans un communiqué, le Collectif Stop VIF – Protégeons nos enfants et l'association Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi, Aime-moi (EPAA 974) assurent avoir engagé plusieurs démarches auprès des autorités judiciaires et institutionnelles afin de signaler les difficultés rencontrées par des enfants victimes et leurs familles, en particulier dans l'affaire de Sainte-Marguerite.
Dans le cadre de l'affaire de l'école privée Sainte-Marguerite à Saint-Benoît, les deux associations ont adressé un courrier à la procureure de la République. Selon les informations transmises par les représentants légaux de deux très jeunes enfants concernés par cette affaire, "ces derniers n'auraient ni été entendus en Salle Mélanie ni bénéficié d'une consultation en victimologie." Les associations précisent que cette "démarche vise uniquement à porter ces éléments à la connaissance de l'autorité judiciaire".
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Le Collectif Stop VIF et EPAA 974 soulignent que cette initiative ne remet pas en cause la décision de classement sans suite rendue dans ce dossier. Elle s'inscrit, selon elles, dans "une volonté de contribuer à la protection des enfants en signalant des éléments recueillis dans le cadre de l'accompagnement des familles."
Au-delà de cette affaire, les associations indiquent que plusieurs situations suivies par EPAA 974 font apparaître des préoccupations récurrentes. Elles évoquent notamment "des délais d'enquête jugés particulièrement longs, un manque d'information des familles, des interrogations sur les modalités de recueil de la parole des enfants, des conséquences psychologiques importantes liées aux procédures ainsi que des difficultés à comprendre les mesures de protection mises en œuvre."
Dans ce contexte, la sénatrice Évelyne Corbière a accepté de remettre au garde des Sceaux, Gérald Darmanin, un courrier recensant plusieurs affaires accompagnées à La Réunion ainsi que les difficultés récurrentes observées sur le terrain. Parallèlement, EPAA 974 a saisi le Défenseur des droits et a transmis ces éléments aux parlementaires réunionnais membres de la commission d'enquête sur les dysfonctionnements obstruant l'accès à une justice adaptée aux besoins des justiciables ultramarins.
Le Collectif Stop VIF et EPAA 974 indiquent que leur objectif "n'est pas de contester les décisions de justice," mais de faire remonter une réalité de terrain vécue par de nombreuses familles réunionnaises afin de contribuer à l'amélioration de la protection des enfants. Ils rappellent enfin que chaque enfant qui révèle des violences accomplit un acte de courage et estiment que les institutions doivent pouvoir entendre cette parole, garantir une réponse adaptée et préserver la confiance des enfants et de leurs familles dans la justice.


