Revenir à la rubrique : Société

Le billet d'humeur de Mohamed Aït-Aarab : "… et à la fin c’est le sport qui perd !"

Ecrit par Zinfos 974 – le jeudi 9 juillet 2026 à 14H59

Quel nouveau tour de passe-passe va bien pouvoir inventer le Donald aujourd’hui ? Quelle nouvelle embrouille pourrait-il sortir de sa casquette MAGA ?

Après la fessée subie par l’équipe étazunienne de soccer (c’est comme çà qu’on appelle le football au pays de Mickey), je m’attends au pire.

Trump déclarera-t-il la guerre à la Belgique pour le 4 à 1 infligé à ses poulains ?

Décidera-t-il de mettre fin à une compétition à laquelle “team U.S.A.” ne participent plus ?

Ordonnera-t-il à son laquais favori d’exclure les Diables Rouges de la coupe du monde ?

Lire aussi : Le billet d'humeur de Mohamed Aït-Aarab : "L’inclusion, il ne faut pas que ce soit du pipeau !"

Tout est possible avec le locataire actuel de la Maison Blanche comme l’a prouvé la très récente affaire Balogun.

Grâce à l’équipe de France et à son quatuor d’attaquants, grâce aux exploits du Cap-Vert, grâce à la Norvège d’Haaland, etc., on avait presque fini par oublier que cette 22e édition de la coupe du monde est la pire de toutes. Et pourtant la FIFA, jamais avare de compromissions et de corruption, avait placé la barre très haut.

1978 : les généraux tortionnaires de Buenos-Aires, avec à leur tête le sinistre Videla, accueillent la coupe du monde et la remportent grâce à un calendrier des matches taillé sur mesure pour l’Albiceleste.

2018 : la Russie du très démocrate Poutine est le pays hôte de la coupe du monde quatre ans après avoir envahi et annexé la Crimée, au mépris des conventions internationales.

2022 : des stades climatisés dont la construction a coûté la vie à (environ) 6500 travailleurs indiens, népalais ou bangladeshis accueillent une coupe du monde une nouvelle fois très controversée. Après 1982 et un match contre la France resté dans les mémoires, le Qatar est de nouveau à la une de l’actualité footballistique.

Avant même le début de la compétition 2026, nous aurions dû comprendre que l’on allait assister à la coupe du monde quelque peu … extravagante. Notamment en matière de racisme décomplexé : le somalien Omar Artan, désigné meilleur arbitre africain par la C.A.F. est refoulé par les autorités américaines à son arrivée à l'aéroport international de Miami ; et ne parlons pas des supporters – souvent venus des pays du sud - à qui les visas d’entrée aux U.S.A. sont refusés.

Il faut donc y ajouter aujourd’hui les oukases de Trump et la vassalité d’Infantino. On supposait qu’il y avait quelque chose de pourri dans le royaume FIFA depuis l’attribution d’un improbable « Prix de la paix » au président américain.

Depuis mardi 7 juillet, aucun doute ne subsiste.

Etiquettes : Mohamed Aït-Aarab | PU1

Dans la même rubrique

0💬
Tri :