L’Aurar devient Ovia Santé : une nouvelle identité pour un groupe en expansion

À l’occasion de ses 45 ans, l’Aurar adopte une nouvelle identité et devient Ovia Santé. Ce changement vise à rassembler l’ensemble de ses activités sous une même bannière tout en affirmant son rôle associatif et son ancrage territorial.
À l’occasion de ses 45 ans, l’Aurar adopte une nouvelle identité et devient Ovia Santé. Cette transformation marque la volonté de structurer sous une même bannière l’ensemble des activités développées au fil des décennies, tout en conservant les noms historiques des entités existantes.
Ovia Santé : un nom pour rassembler et clarifier
Les pôles néphrologie et dialyse continueront de porter le nom Aurar, tandis que la Clinique Oméga, Odhir, Philancia, Adénium ou encore Clinéo sont désormais rassemblés sous Ovia Santé. Cette nouvelle identité s’accompagne d’une harmonisation graphique visant à offrir plus de cohérence et de visibilité aux différentes activités du groupe. La directrice générale, Marie-Rose Won-Fah-Hin, précise que cette démarche reflète aussi le statut associatif de l’organisation : « Je veux être claire pour le public : Ovia Santé reste un groupe associatif. »
Le changement de nom permet de mieux identifier la diversification de l’association. Selon la direction, l’Aurar ne disparaît pas, mais ses activités de dialyse seront désormais mieux mises en avant. « Nous avons souhaité parler de groupe pour bien souligner notre diversification, avec le rachat d’une blanchisserie industrielle pour internaliser ce service, la Clinique Oméga, les centres de l’Aurar ou encore Philancia. ‘Ovia Santé’ est une marque pour parler de l’ensemble de nos activités », explique Marie-Rose Won-Fah-Hin.
Pour le Dr Gérard Salomone, président du groupe, cette organisation sans actionnaires permet de réinvestir l’ensemble des revenus dans les activités du groupe et de gagner en souplesse face aux contraintes administratives des hôpitaux. « Tout l’argent dégagé par notre activité peut être réinvesti. Nous sommes une excellente alternative pour être moins chers, tout en étant plus efficaces », souligne-t-il.
Depuis sa création en 1981, l’Aurar a progressivement étendu son activité et son expertise. À l’origine, la petite association visait à permettre à des Réunionnais vivant dans l’Hexagone de bénéficier de séances de dialyse lors de leurs séjours sur l’île, à une époque où cette technique était rare et coûteuse. La circulaire Bérégovoy de 1981 a permis la création d’antennes locales pour limiter les déplacements vers les hôpitaux, puis la loi de juillet 1991 a transformé l’association en établissement de santé, professionnalisant les équipes et mettant les bâtiments aux normes.
De la dialyse à la prévention : un groupe en pleine évolution
Aujourd’hui, le groupe poursuit un objectif de diversification et de prévention. Il suit environ 750 patients en phase précoce de la maladie rénale et accueille 800 dialysés dans ses centres. L’organisation met également en place des consultations externes pour répondre à une demande croissante. « Cette année, ce sont 3 700 consultations qui ont été réalisées. À la Plaine des Cafres, en partenariat avec une maison de santé, nous avons pu mettre en place des consultations de néphrologie deux fois par semaine, et ça ne désemplit pas. Les patients veulent plus de proximité, d’où cette démarche ‘d’aller vers’ », précise Marie-Rose Won-Fah-Hin.


