Revenir à la rubrique : Société

L'association Tara a besoin de familles d'accueil le temps de monter son refuge

Ecrit par Ludovic Grondin – le lundi 10 mars 2014 à 17H36

L'échéance arrive à grands pas pour l'association Tara, "Pour les coeurs sans chaîne de La Réunion". Suite à un contrôle des services vétérinaires intervenu à la mi-février au domicile-refuge pour chiens d'Angéline Teston, la présidente de l'association doit trouver une solution de repli.

Le code rural est ferme. Un particulier ne peut posséder plus de neuf chiens à son domicile. La famille Teston a largement dépassé ce seuil, ce que la propriétaire des lieux explique par les cas incessants de chiens estropiés, mutilés, maltraités que son réseau de bénévoles trouve au bord des routes ou récupère chez des particuliers après des signalements.

La présidente de l'association reconnaît le dépassement du nombre légal de chiens - "heureusement qu'il y a des contrôles" - mais précise l'appréciation finalement très favorable de la part de l'inspecteur de la DSV. "Chiens en forme, bien traités, bien nourris", détaille le procès-verbal, "seul leur nombre a posé problème", insiste celle qui s'y consacre depuis des années, bien avant la création de Tara.

Tous les efforts sont consentis depuis cette date pour donner une bouffée d'air au refuge. "Nous faisons appel à la solidarité car nous avons une trentaine de chiens. Il nous faut des familles d'accueil", déclare, émue, Angéline Teston. Au mieux, l'adoption définitive serait un plus.

Le projet de refuge tout ce qu'il y a de légal est en ordre de marche. Un terrain a été trouvé à la Plaine des Cafres. Il faut savoir que Tara, implantée au Tampon, rayonne principalement dans le bassin Sud depuis 2013. "Nous avons un bail pour neuf ans", se félicite la présidente de Tara, du nom d'une de ses chiennes décédée en 2013.

Mais sur le terrain, tout reste à faire. Une chaîne de solidarité doit s'organiser. "Nous avons besoin de main-d'oeuvre, de matériaux". L'objectif étant de réaliser un refuge à l'allure présentable pour, à terme, concrétiser le projet plus global portée par Angéline Teston : accueillir les enfants sur un refuge pédagogique.

"La date butoir arrive vite : c'est le 19 avril", rappelle Angéline Teston pour se donner du courage.  Passé ce délai et un second contrôle des services vétérinaires, c'est la fourrière et donc l'euthanasie qui est promise aux locataires du Tampon.

-----
[Page Facebook]urlblank:https://www.facebook.com/pages/Association-Tara-pour-les-coeurs-sans-cha%C3%AEne-de-la-r%C3%A9union/622370724459392?fref=ts
0692 09 90 49

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :