La mortalité "toutes causes" observée en France excède la moyenne attendue

Ce jeudi soir depuis le ministère des Solidarités et de la Santé, Jérôme Salomon a continué d'apporter un éclairage différent que celui, devenu habituel, de la mortalité spécifique coronavirus survenu en milieu hospitalier. La première note sur le sujet avait été publiée le 27 mars par l'Insee.
Rappelons qu'aux premiers jours de la crise sanitaire, seuls les chiffres issus des centres hospitaliers étaient divulgués jour après jour. Avec deux semaines de recul désormais, les chiffres émanant des états-civils de l’ensemble des 36.000 communes du territoire font apparaître au grand jour une mortalité plus prononcé comparativement au mois de mars 2019 pour certains départements. Ce que Jérôme Salomon regroupe sous le terme de "mortalité toutes causes". Attention, l’Insee précise qu’il ne s’agit pas d’une estimation de la surmortalité liée au Covid-19.
Ainsi, le médecin Jérôme Salomon a reconnu, ce jeudi soir, que "nous avons aussi un souci, comme vous le savez, celui d’avoir la visibilité sur l’ensemble de la mortalité en France : mortalité à l’hôpital, dans les Ephad et au domicile", a-t-il poursuivi son exposé, après avoir présenté [les chiffres habituels]urlblank:https://www.zinfos974.com/Coronavirus-471-deces-supplementaires-en-France-4503-deces-au-total_a152154.html .
"Nous avons mis en place un dispositif spécifique de la mortalité 'toutes causes'. Cette mortalité remonte forcément à l’état-civil en mairie puis à l’Insee. Nous avons demandé à ces structures et à Santé Publique France à ce que nous ayons ces données quasiment en temps réel", a déclaré Jérôme Salomon.
"A l’échelon national, nous observons un excès de mortalité par rapport à la mortalité attendue au cours d’un mois de mars, qui atteint 14% sur la semaine 12 (soit la semaine du 16 au 22 mars), et cet excès se confirme et se renforce encore au cours de la semaine 13 avec un excès de 19% du 23 au 28 mars", a exposé le directeur général de la santé.
Deux départements présentent des "niveaux de mortalité exceptionnels"
A l’échelon régionale, l’excès de mortalité par rapport à la mortalité attendue, en semaine 13, s’est fortement renforcé dans les régions Grand Est et Ile-de-France, et est également constaté en Bourgogne Franche Comté, Hauts de France et Auvergne Rhône Alpes.
A l’échelon départemental en semaine 13, 26 départements présentent un excès de mortalité par rapport à la mortalité attendue dont deux dans des niveaux d’excès exceptionnels : le département du Haut-Rhin et celui de Seine-Saint-Denis.
Parmi ces 26 départements sont inclus les huit départements d’Ile-de-France, huit des dix départements de la région Grand Est et trois des cinq départements des Hauts-de-France.


