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La Montagne : fin de série pour deux cambrioleurs qui cochent la case prison

Ecrit par Régis Labrousse – le vendredi 22 août 2025 à 14H50

Deux jeunes majeurs ont été interpellés à La Montagne pour des faits de vols dans des habitations. Les deux dalons ont pris pour habitude, lorsqu'ils se retrouvent, de s'adonner à leur passe temps favori : le cambriolage. Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme.

Le 17 juin et le 7 juillet derniers, deux plaintes sont déposés par des particuliers pour des faits de cambriolage à La Montagne à Saint-Denis. Le 17 juin, une victime dépose plainte indiquant que sa baie vitrée a été forcée et que son coffre contenant des bijoux a été arraché. Il dénombre le vol de plusieurs montres de valeur, des tablettes ainsi que des chaussures de sport. Il indique un préjudice financier d'un total de 25 000 euros.

Il finit par passer à table et balance son complice

Le 7 juillet, une deuxième victime dépose plainte en indiquant que deux portes en bois ont été forcées au pied de biche et que son portail a été également détérioré. Elle indique lors de son dépôt de plainte que deux consoles de jeux ont été dérobées ainsi qu'une Switch et un ordinateur. Une enquête est ordonnée par le parquet. Les enquêteurs finissent, grâce au réseau de revente, par identifier Jean T. Il est interpellé et placé en garde à vue. Il finit par passer à table et balance son complice, Raynald L.

Les deux jeunes majeurs de 23 ans sont tous deux jugés en comparution immédiate. En effet, leur casier en matière de vol est quelque peu étoffé. Avec 9 et 10 mentions avec en majorité des atteintes aux biens, il semblait opportun pour le parquet de mettre un terme à leurs agissements. Leur petit business est bien rodé. Après les vols, Jean T. récupérait le matériel informatique alors que Raynald L. prenait les bijoux, le tout, dans le but de se faire de l'argent.

"Voler c'est un peu votre métier en quelque sorte"

Si les deux prévenus reconnaissent les faits à la barre, le comportement de Raynald L. interpelle quelque peu le tribunal. Lorsque le président lui demande ce qu'il a fait des bijoux, il lance, "Je les ai jetés dans un égout", et se met à ricaner. "Vous êtes libre de votre positionnement, le tribunal en tiendra compte", tance le magistrat quelque peu agacé. Idem lorsqu'il lui est demandé ce qu'il fait dans la vie. "Rien pour le moment", répond-t-il en souriant. "Voler c'est un peu votre métier en quelque sorte", fustige le président en réponse au sourire niais du prévenu.

Jean T. paraît avoir pris la mesure de la situation dans laquelle il se trouve. Il va même jusqu'à faire son mea-culpa. Il explique avoir fait un stage d'agriculture il y a peu et s'être fait voler le fruit de son travail. "J'ai compris ce que ressentent les gens quand je les vole", avoue-t-il, tout en s'excusant et proposant de réparer les dégâts causés. Le problème demeure la répétition des faits de même nature puisqu'il vient de sortir de prison pour vol. À ce titre, il est sous le coup d'un sursis probatoire dont le juge d'application des peines demande la révocation totale.

"Il fait des affirmations débiles qui le font même rire"

Pour sa part, la procureure estime que les faits sont "reconnus et matérialisés". Elle fustige le comportement des prévenus à la barre, déplorant le positionnement de Raynald L. : "Il fait des affirmations débiles qui le font même rire", en rapport avec le fait de dire qu'il jette les bijoux dans les égouts. "Au-delà de leur valeur, ces objets ont une grande valeur sentimentale et ça le fait quand même rire devant votre tribunal", insiste la magistrate qui conclut : "Nous ne sommes plus devant le tribunal pour enfant, lls vont devoir assumer". À ce titre, elle requiert 2 ans de prison pour Raynald L. et 18 mois pour Jean T., avec maintien en détention pour les deux, histoire de rendre hommage à l'intégralité de leur œuvre.

De l'autre coté de la barre, la défense dénonce des "peines particulièrement sévères", qui ne tiennent pas compte du parcours personnel des deux prévenus. La robe noire évoque "les difficultés liées à leur enfance" qui a été "désastreuse". "Il y a mieux à faire pour qu'ils prennent conscience de la réalité dans laquelle ils vivent. Ils sont jeunes et immatures", conclut la défense qui plaide pour qu'ils ne soient pas incarcérés.

Peine perdue puisque le tribunal suit les réquisitions du parquet, ajoutant 4 mois de révocation de sursis pour Jean T. Ils sont tous deux maintenus en détention.

Etiquettes : Cambriolage | La Montagne

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