La mise en examen d’Alain Bénard
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A peine un mois avant les prochaines élections municipales de Saint-Paul que le Conseil d’Etat vient d’annuler, à la plus grande joie vociférante du maire sorti par 138 voix, Alain Bénard, et de ses partisans, Le Quotidien vient de lancer une "bombe" à retardement, la probable mise en examen de ce dernier pour l’affaire des "576.610 € de factures d’eau déversés… pour arroser 319 abonnés Saint-Paulois de Véolia, montant réglé le 4 mars, soit cinq jours avant le premier tour des élections municipales".
Apparemment, et la Justice va devoir l’établir, ces 319 arrosés n’étaient pas tous et loin s’en faut des indigents, des bénéficiaires de la C.M.U. ou des chômeurs et il est bien évident que cette "générosité sociale", qui a concerné plusieurs centaines d’électeurs, a eu un impact de nature à influencer en faveur des si "généreux donateurs avec l’argent public", Alain Bénard maire sortant, ainsi que son colistier et ancien adjoint aux finances, Cyrille Melchior, le vote de ces "arrosés par solidarité" à coup de centaines ou de milliers d’euros. Quand on constate que le Conseil d’Etat vient d’annuler pour 148 signatures douteuses le scrutin du 16 mars 2008, il est fort légitime de s’interroger sur la sincérité d’un scrutin avec 23.342 voix Bello contre 23.204 Bénard, soit 138 voix d’écart, pour lequel quelques centaines de suffrages auraient été "achetés" à coup de factures d’eau si la Justice le confirme. En attendant, si cette perspective de mise en examen, dont on peut curieusement s’interroger sur l’opportunité du moment pour sa mise en œuvre, fait planer un large doute sur les "pratiques sociales" pré-électorales de la municipalité sortante, on peut s’inquiéter sur l’attribution de l’investiture U.M.P. dont la décision devrait tomber incessamment. N’est-il un principe républicain, appliqué aussi bien par la droite que par la gauche, que de laisser en retrait le cas d’un homme politique impliqué dans une affaire judiciaire, surtout électorale, en cours ?
Nul doute que les citoyens démocrates et républicains de toutes convictions politiques ne pourront cautionner de leurs suffrages lors du 1er tour des élections à venir un candidat, même, ou encore moins investi U.M.P., sur lequel pèse une telle suspicion "d’achats à coup de factures d’eau" de suffrages de citoyens. Si le gaspillage de l’eau est bien connu à St Paul, le gaspillage de l’argent public à des fins électorales doit être banni et ST Paul doit être une ville propre ! Nul doute qu’une large majorité de St Paulois y veilleront en votant dès le 1er tour des élections le dimanche 20 ou 27 septembre pour une candidate dont l’intégrité est reconnue de tous sans contestation possible.
Antoine Franco Animateur du Comité citoyen pour une dynamique démocratie interactive à St Paul


