La maladie de Maloki

Par un beau matin d’été
J’eus la surprise de rencontrer
Sous un ciel presque parfait
Un policier qui m’attendait.
Ce n’était pas la première fois
Ni la dernière, je crois :
Mon voisin s’était encore plaint
De mes lapins dans mon jardin,
De mes enfants sur le toboggan,
Puis de ma femme ou de son amant.
L’agent l’avait diagnostiqué :
Le maloki l’avait frappé.
Ô funeste maladie
Qui contamine grands et petits
Elle peut sévir à tout moment
Et peut tuer, assurément !
Tenez, celui qui se nomme « Margouillat »
Les fables à la c…, il n’aime pas
Alors il commente avec fracas
Et s’invente une vie au RSA.
Reprenez-vous mon cher ami
N’en faites pas une maladie !
Rien n’est plus terrible que l’envie
A part peut-être la jalousie.


