Revenir à la rubrique : Faits divers

La course-poursuite à pied se termine sur le toit d’une école au Chaudron

Ecrit par S.G. – le mercredi 1 octobre 2025 à 19H50
Photo d'illustration

Voulant échapper à un contrôle samedi 27 septembre à Saint-Denis, un quinquagénaire a fait courir les policiers dans le Chaudron pendant près d’une heure avant d’être appréhendé sur le toit d’une école.

Une course-poursuite pédestre digne des meilleurs films d’action. Samedi 27 septembre, un équipage de la brigade anticriminalité de Saint-Denis entreprend de contrôler une voiture avenue De Lattre de Tassigny, au niveau du mail du Chaudron.

A travers cours et jardins

Mais, à la vue des policiers, le conducteur abandonne le véhicule et ses passagers, pour prendre la fuite à pied à travers le quartier. Les fonctionnaires sur ses talons, l’homme plutôt athlétique va escalader plusieurs clôtures, pénétrant dans les cours et les potagers des habitants médusés et franchissant même le grillage d’enceinte d’un terrain de sport.

Deux policiers blessés

La course-poursuite va durer près de 50 minutes, jusqu’à ce que le fuyard se retrouve coincé sur le toit de l’école Michel Debré. Les policiers l’y interpelleront non sans mal, alors que le quinquagénaire résiste vivement. Bilan : deux policiers blessés, et un troisième choqué après avoir essuyé des bordées d’injures de la part du mis en cause.

33 condamnations et... 189 appels malveillants en une journée

Un « habitué » du tribunal dira la procureure mercredi 1er octobre, à l’occasion de son jugement en comparution immédiate. A 52 ans et 33 condamnations à son casier, l’homme a pris tous les risques pour échapper à la police alors qu’il conduisait sans être titulaire du permis. Mais était aussi sous le coup d’une fiche de recherche pour des faits de violences et harcèlement téléphonique sur conjoint commis entre mars et mai dernier…

Preuve de son insistance, le mis en cause avait tenté d’appeler sa conjointe, malgré ses refus, à… 189 reprises pour la seule journée du 8 mai 2025 ! « Un appel toutes les quatre minutes sur une journée de douze heures », illustre Me Yannick Carrelet pour la partie civile.

Pour l’ensemble de son œuvre, le prévenu a été condamné à un an de prison ferme, et la révocation d’un précédent sursis à hauteur de six mois. Il a été maintenu en détention.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :