Josette Brosse: "Et pourquoi pas une journée de l’homme pendant qu’on y est ?"

D’abord, elle est montée au créneau pour faire face à la crise "chikungunya", c’était en 2005. Présidente de l’association l’île de La Réunion contre le chick, elle a porté la voix des personnes atteintes par cette épidémie. Habitante à Saint-Louis, Josette Brosse s’est, par la suite, intéressée de plus près aux finances de la mairie et du maire, Claude Hoarau. Devenue présidente de l’association Contribuables 974, elle a déposé plainte pour détournement de fonds publics. Josette Brosse est une femme libre et défend ses idéaux. Est-elle sensible à la journée de la femme ?
Pensez-vous que la journée de la femme a encore sa raison d’être ?
Et pourquoi pas une journée de l’homme pendant qu’on y est ? Cette journée est comme une part de gâteau donnée aux femmes ! Je suis une soixante-huitarde, je suis descendue dans la rue en 1975 ; à l’époque la ministre Simone Veil proposait la dépénalisation et l’encadrement légal de l’avortement en France. Les hommes, les femmes, nous étions tous dans la rue ! Pour moi, il n’existe pas de combat pour ou contre les femmes ou les hommes. Aujourd’hui, les gens n’ont plus de rêves, installés confortablement devant leur télévision et avec un minimum d’allocations, ils sont comme anesthésiés. Les femmes tout comme les hommes d’ailleurs. Le nouveau dispositif sur la parité de Mme Najat Vallaud Belkacem, c’est du pipeau. Les femmes comme Bello, Dindar n’ont pas eu besoin de loi sur la parité pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui ! L’égalité est une affaire de famille, de personne et non de gouvernement !
Est-ce que l’homoparentalité est une nouvelle forme de famille ?
Un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour se construire. C’est un besoin naturel. Je suis contre la procréation assistée pour les couples du même sexe. Au nom de la liberté, de la démocratie, aujourd’hui toutes les portes sont ouvertes. Et pourquoi un couple homosexuel aurait accès à la médecine et par là même à la sécurité sociale pour faire des enfants ? Le mariage pour tous c’est du grand n’importe quoi que le gouvernement a porté sur la place publique pour faire oublier les véritables problèmes de la société. Les couples homosexuels ont le Pacs, cette proposition de loi de mariage pour tous était inutile. Et demain au nom de la liberté, de la démocratie, certaines personnes pourraient demander la reconnaissance de la polygamie, de tout et de rien !
Avez-vous du faire des choix entre enfants et carrière ?
J’avais la possibilité de le faire et j’ai donné la priorité à mes enfants. J’étais dans l’armée et au bout de 15 ans d’activités j’ai pu élever pleinement mes enfants. C’est un choix personnel. Les enfants, quand on les a faits, il faut s’en occuper. Les miens n’étaient pas réveillés à 7 heures du matin pour aller chez la nounou. L’éducation que ma mère m’a donné y est pour beaucoup. Elle me disait qu'il faut toujours compter sur soi-même et assumer ses responsabilités. Avant il n’y avait pas d’allocations, les gens se louaient à la journée. Dans mon travail, j’apportais le café au colonel, il n’y avait rien de sexiste pour autant ! Aujourd’hui, tout le monde veut tout et tout de suite.
Que répondez-vous à une jeune femme qui a comme projet de vie de se marier, de faire des enfants et surtout ne pas travailler ?
Des jeunes femmes d’à peine 25 ans qui ont déjà trois enfants sont complètement dans le déni de la réalité. Elles obtiennent des aides, prennent les places de la crèche pour les enfants dont les parents travaillent. Il faut revoir le système des aides. Des aides que l’on prend sur des personnes qui travaillent durement pour faire vivre d’autres personnes oisives. Le gouvernement tue le sens de l’effort. Les gens n’ont plus de rêves ! Ils disent à quoi bon travailler. Aujourd’hui un jeune de 18 ans qui rentre dans la vie active va obtenir 480 euros d’allocations jusqu’à 25 ans ! Ensuite, ce même jeune va enchaîner sur le RSA. L’Etat ne fait qu’assister les gens. Ce n’est pas la bonne solution.
Qu’est-ce que vous voudriez transmettre à vos petites-filles imaginaires ?
Le sens de l’effort, de la combativité. Lorsqu’on veut obtenir quelque chose, on l’obtient à la force de son courage, de sa volonté. Pour une femme comme pour un homme !


