Jean-Hugues Ratenon note sévèrement la visite d’Élisabeth Borne à La Réunion

"Inutile et honteuse". Voici comment Jean-Hugues Ratenon qualifie la rentrée scolaire réunionnaise de la ministre de l'Education.
Le député de La Réunion Jean-Hugues Ratenon ne mâche pas ses mots après la visite d’Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, sur l’île ce mardi 19 août. Dans un communiqué au ton virulent, l’élu qualifie ce déplacement "d’inutile et de honteux", reprochant à la ministre d’avoir multiplié les promesses sans apporter de véritables solutions aux problématiques locales.
Selon Jean-Hugues Ratenon, l’annonce d’un chèque de 50 millions d’euros n’est qu’un "recyclage" d’une enveloppe déjà comprise dans les 200 millions d’euros débloqués après le passage du cyclone Garance par le ministère des Outre-mer. Il adresse également une petite pique au maire de Saint-Benoît, une ville que le parlementaire convoite en 2026. "Même son ami maire macroniste de Saint-Benoît, à qui elle a rendu visite, n’a pas eu de cadeaux alors que de nombreuses écoles primaires ont souffert du cyclone", ironise-t-il en évoquant le passage de la ministre dans la commune dirigée par Patrice Selly.
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Le député de la 5ème circonscription regrette également l’absence de mesures concrètes pour les enseignants réunionnais souhaitant rentrer au pays, malgré la promesse d’autoriser les lauréats du Capes 2025 à effectuer leur année de stage sur l’île. Il pointe aussi l’opacité du rectorat sur la gestion des affectations.
Concernant les élèves en situation de handicap, Jean-Hugues Ratenon estime que les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) annoncés ne sont qu’"un machin administratif" sans moyens réels. "Ce dont nous avons besoin, ce sont des AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap)", martèle-t-il. Il critique par ailleurs l’absence de réponse du gouvernement sur les PEC (parcours emploi compétences), dont la raréfaction fragilise déjà le fonctionnement des écoles dans certaines communes.
"Vous êtes la représentation idéale de la marque Macron", conclut le député qui appelle à "ignorer ces logiciels de la macronie."


