"Je veux bien aller en détention, mais pas en prison"

La première audience, le 10 juillet dernier, avait été renvoyée pour un complément d'information, plus précisément une expertise psychiatrique. Les faits, qui datent du 20 mai 2019, s'étaient déroulés en deux temps. Mathieu.R vole une voiture alors que son propriétaire sort un instant pour ouvrir son portail. Chemin faisant, il se rend chez Tati à Saint-Denis où il met le feu à un T-shirt. Il sera confondu par la vidéo-surveillance.
L'expert a rendu son avis, Mathieu.R est atteint de troubles schizophréniques et présente une altération du discernement. Pour autant, l'expert estime qu'il est accessible à une sanction pénale. Le comportement du prévenu à la barre ne laisse d'ailleurs aucun doute sur la nature de ses maux.
La procureure estime que si les faits sont reconnus, ils sont tout de même banalisés. "Malgré l'expertise qui montre qu'il y a une dangerosité sociale et psychiatrique, il est accessible à une sanction pénale", conclut-elle. Elle requiert une peine ferme de 8 mois de prison, assortie d'un mandat de dépôt. "Il aimerait surtout qu'on l'aide, son comportement est dû à des troubles", plaide la défense.
Le prévenu ayant toujours le dernier mot, Mathieu.R dira simplement au président : "Je veux bien aller en détention, mais pas en prison". Il est finalement condamné à 6 mois de prison, la cour ayant prononcé le maintien en détention.


