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Jaloux maladif, il poignarde le flirt de son ex-compagne, la gifle et explose son téléphone

Ecrit par Lucas Candessoussens – le dimanche 12 octobre 2025 à 06H29

En comparution immédiate ce mercredi, un Saint-Paulois était jugé pour avoir violenté son ex-compagne et avoir agressé au couteau le flirt de cette dernière. Primo-délinquant, le ministère public a tout de même requis quatre ans de prison à l’encontre du vingtenaire.

« Jaloux maladif », un adjectif qui sied parfaitement à Jean-Kévin L., un Saint-Paulois jugé ce mercredi 8 octobre. Samedi dernier, l’homme se présente au domicile de son ex-compagne. Il lui explique qu’il doit déposer des affaires et en récupérer d’autres. Si les causes de leur rupture ne sont pas explicitées au tribunal, selon le jeune homme, le couple fait simplement « une pause ».

En arrivant au domicile de la victime, il va s’introduire de force chez elle. Dans un premier temps, il va se saisir de son téléphone, un iPhone flambant neuf, et le réduire en charpie. Ivre de colère, il se permet même d’administrer une gifle à son ex-compagne, en présence de ses enfants. La raison de sa colère ? La présence d’un autre homme dans le domicile. Ce dernier attend dans la chambre avec son fils d’une dizaine d’années.

Jean-Kévin L. pénètre dans la pièce et le confronte : pour lui, son ex-compagne le trompe avec cet individu. Ni une ni deux, il lui assène un coup de poing. Une bagarre éclate et, on ne sait trop comment, l’amant impromptu se retrouve avec deux coups de couteau dans la jambe.

Des versions qui s’opposent

Une fois venu le moment de s’expliquer, Jean-Kévin n’en démord pas : selon lui, il est fou amoureux de la victime et elle aurait profité de cela. Lui qui s’occupe des enfants de madame, achète linge, couches et nourriture… L’iPhone cassé ? C’est normal selon lui : monsieur l’a payé, donc il peut en faire ce qu’il veut…

Toujours selon sa version des faits, il aurait aperçu un homme inconnu sur le balcon de madame, ce qui aurait déclenché chez lui « un coup de colère » ou « de folie ». Quand le président l’interroge sur les coups de couteau, Jean-Kévin nous rassure : c’était pour se défendre. L’amant l’aurait ceinturé dans la cuisine, et, pris de panique, Jean-Kévin a pris un couteau pour pouvoir se défendre. Aucune intention de tuer, assure-t-il à la barre.

Mais sa version des faits est contredite par les deux victimes : son ex-compagne et le flirt de cette dernière. D’abord, elle assure que la relation avec Jean-Kévin L. était bel et bien terminée, plus de comptes à lui rendre.

Sur l’histoire du couteau, ça diverge aussi : si le principal intéressé soutient la thèse de la défense, la partie civile avance, elle, qu’il aurait finalement amené le couteau au domicile de son ex-compagne. Concernant la présence de Jean-Kévin L. à son domicile, il serait passé à l’improviste chez elle et non pas pour récupérer des affaires, comme le mis en cause l’explique.

À un cheveu de la cour d’assises

La procureure n’y est pas allée de main morte : dans son réquisitoire, elle soutient qu’aucune raison ne peut justifier ce déchaînement de violences. En effet, le flirt de la jeune femme a échappé de peu à la mort : l’un des coups de couteau a touché l’artère. Sans une prise en charge rapide des secours, l’homme aurait pu succomber.

Ainsi, devant la gravité des faits, elle requiert une peine de quatre ans de prison à l’encontre de Jean-Kévin L., dont un an de sursis, assortie d’un sursis probatoire de deux ans.

Des réquisitions fortes, d’autant plus que Jean-Kévin est primo-délinquant : son casier judiciaire est vierge. Comme l’avance son conseil, le mis en cause est bien inséré dans la société : il n’a jamais fait de vagues, travaille et peut effectuer une peine aménagée. Des arguments entendus par le tribunal, qui le condamne à quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, et l’interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne et son flirt.

Etiquettes : Violences conjugales

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