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Jaloux et alcoolisé, il frappe sa compagne qui tient son bébé dans les bras

Un homme de 31 ans comparaissait devant le tribunal judiciaire pour des faits de violences sur conjoint, le tout en état de récidive pour des faits identiques sur la même victime.
Ecrit par Régis Labrousse – le samedi 29 juin 2024 à 10H40

À la barre du tribunal, Loïc E. tranche avec les prévenus qui défilent d'ordinaire. En effet, il a cette franchise de reconnaitre et d'assumer les faits qu'il a commis : "J'avais beaucoup bu, je n'ai pas pu me contrôler", reconnait-il d'emblée. La raison qui l'a poussé à lever la main sur sa compagne est qu'il est jaloux. Alors qu'il rentre chez lui le 20 juin dernier, il la voit sortir de chez un voisin qu'il connait puisqu'il est son ami. S'en suit une scène de violence ou la victime reçoit des coups au visage alors qu'elle a leur bébé de 8 mois dans les bras. La jeune maman choisit de subir pour protéger son enfant. Non content de cela, il va chez le voisin, sonne et force l'entrée en l'empêchant de refermer la porte. Cette fois encore, il est violent et lui porte des coups de poing et de pied devant son fils de 10 ans. Il faudra l'intervention de voisins pour mettre fin aux violences.

L'agresseur finit par se calmer et descend attendre la police qui arrive peu de temps après et le place en garde à vue. Là où le bât blesse, c'est qu'il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour les mêmes faits, sur la même victime il y a à peine 2 mois, et cette fois encore, sur fond de jalousie. Pour autant, il essaie de rassurer le tribunal : "Je savais que j'avais fait une gaffe et que j'aurais dû me contrôler. Je dois faire un travail sur moi-même". Présent à l'audience, le voisin explique que "ça a affecté ma vie parce que mon fils était présent et a assisté à la scène". La partie civile, représentant la victime, indique qu'"elle a particulièrement besoin d'être protégée", insistant sur le fait qu'"elle avait son bébé de 8 mois dans les bras".

"Il y a un décalage incroyable entre les violences commises et son discours aujourd'hui", fustige le procureur. "C'est rare, et il faut le souligner, il reconnait que c'est sa faute. Il commet des violences extrêmement sévères sur sa compagne qui avait son bébé dans les bras. Pour une victime, c'est effrayant. On se demande ce qui peut le stopper. Il a été condamné il y a à peine 2 mois à du sursis, je ne peux que vous demander une peine ferme de 12 mois de prison avec maintien en détention", conclut le magistrat du parquet.

"Il a reconnu immédiatement les faits", répond la défense qui ajoute : "Il a le recul nécessaire pour assumer vraiment ses responsabilités. Il n'a pas pu retenir sa colère en raison de l'alcool. Il est lucide sur lui-même aujourd'hui, il est en capacité de gérer ses émotions", plaide la robe noire.

Ce ne sera pas suffisant pour le tribunal, qui, tenant compte de la gravité des faits et des 16 mentions du casier du prévenu, le reconnait coupable et prononce une peine de 15 mois de prison avec maintien en détention.

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