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J-L Poudroux dénonce la proximité de Thierry Robert avec la société Francioli

Les conditions d’attribution des marchés des toilettes publiques automatisées sur la commune de Saint-Leu sont louches. C'est en tout cas la vision de l'opposant Jean-Luc Poudroux. L'ensemble de ses trouvailles ont été communiquées au parquet de Saint-Pierre.
Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 16 mai 2013 à 18H04

Jean-Luc Poudroux ne lâche pas l'affaire des marchés des toilettes publiques de Saint-Leu. Par un faisceau d'indices, l'ancien maire tente de démontrer les liens qui unissent le maire, Thierry Robert, et la société Francioli, celle là même qui a bénéficié de l'intégralité des lots.

Par un marché saucissonné en 11 lots notifiés en 2010, la mairie de Saint-Leu se dote de toilettes publiques à nettoyage automatisé. La société Francioli remporte l'intégralité des lots. A charge pour son entreprise sous-traitante locale, Kessia, d'installer le fameux mobilier urbain un peu partout sur le territoire de la commune, à commencer par le front de mer.

Problème, explique Jean-Luc Poudroux, le siège de la société Robert "H2E", située aux Avirons et dirigée par le maire de Saint-Leu, fait étalage dans sa cour d'une panoplie de mobiliers de la marque... Francioli. Photos à l'appui, l'ancien maire ne croit évidemment pas à la pure coïncidence.

Il étoffe son argumentaire en mettant le doigt sur un des modules qui devait être installé à l'Etang Saint-Leu. En raison de travaux pour la réalisation de parkings au même endroit, la cabine ne pourra être installée. C'est finalement sur la place de l'Eglise de la Chaloupe que le module sera finalement implanté. "Un nouvel appel d'offres aurait dû être lancé", selon Jean-Luc Poudroux. Ce petit écart supposé avec le code des marchés publics témoigne surtout d'une confiance aveugle entre Thierry Robert et l'entreprise Francioli, selon lui.

Ce n'est pas tout. Jean-Luc Poudroux voit dans le glissement des activités de Thierry Robert, la même année, en 2010, un autre signe probant des relations entre les deux entités.

Coût total de 900.000 euros

Car début 2010, alors que le premier marché a été attribué et que se prépare le second, qui sera attribué fin 2010, la SARL Robert BTP change de dénomination pour se tourner vers "la vente et le conseil en matière d'installation de matériels et biens d'équipements automatisés ou non, liés à l'environnement et l'hygiène". La société se décline ainsi sous le nouveau nom évoqué plus haut de "H2E" pour Hygiène Environnement et Equipements. "La mise en place de cette société par Thierry Robert avait pour but d'organiser ses relations avec le spécialiste du mobilier urbain : Francioli", croit savoir Jean-Luc Poudroux.

Le coût moyen de chaque toilette est de 82.000 euros. Au total, la mairie paiera ses 11 cabines 900.000 euros. S'il ne conteste pas la nécessité d'installer des toilettes publiques, l'ancien maire estime que ce faisceau d'indices fera résolument réfléchir le procureur de la République. Toutes les pièces en sa disposition ont été communiquées au parquet de Saint-Pierre fin mars.

"Ces faits sont graves et je lance un appel solennel à mes collègues du conseil municipal. Je leur demande de ne pas cautionner de tels actes", ajoute Jean-Luc Poudroux.

 

J-L Poudroux dénonce la proximité de Thierry Robert avec la société Francioli

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