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Incendie du Beach Club : pourquoi les gendarmes privilégient la piste criminelle

Ecrit par E.L. – le vendredi 30 janvier 2026 à 16H24

Dans l’enquête sur l’incendie du Beach Club de l’Ermitage, les gendarmes privilégient la piste criminelle depuis que les images des caméras de vidéo-surveillance ont révélé la présence d’individus suspects dans les locaux peu avant le départ du feu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier, un violent incendie fait rage en plein cœur du Beach Club, une des boites de nuit à la mode de Saint-Gilles. Il est 1 heure du matin et des dizaines de sapeurs-pompiers sont appelés à la rescousse pour maîtriser le sinistre. Il leur faudra lutter pendant des heures avant d’y parvenir.

Mais le mal est fait : l’établissement, parfois décrié sur les réseaux sociaux ou à travers les avis des internautes, est ravagé sur près de 500 mètres carrés. Le brasier a été si féroce que l’établissent attenant, le Tao, est lui aussi contraint de fermer ses portes. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer. Par contre, les dégâts matériels sont colossaux.

Des travaux à l'origine de l'hypothèse accidentelle

A la suite, les gendarmes ouvrent une enquête dans l’espoir de déterminer l’origine du sinistre. Est-il accidentel ou criminel ? Toutes les hypothèses sont ouvertes au lendemain de l’incendie. Au tout début, la piste accidentelle tient la corde. Il s’avère que des travaux d’électricité ont été réalisés récemment à l’initiative de la direction. Un compteur aurait notamment été changé.

De leur côté, les techniciens en identification criminelle explorent les décombres du Beach Club sans résultat probant. Il faut dire qu’il est difficile de déceler une zone suspecte au beau milieu d’un tel désastre. Donc pourquoi pas un méchant court-circuit qui aurait eu pour effet d’embraser des locaux imbriqués où les flammes ont pu se propager à la vitesse d’un cheval au galop ?

Les silhouettes de plusieurs individus juste avant l'incendie

Mais un coup de théâtre intervient quand les enquêteurs ont accès aux images de vidéo-surveillance enregistrées par les caméras de l’établissement, comme l'a annoncé en ligne ce jour Réunion la 1ère. On y aperçoit les silhouettes de plusieurs personnes qui s’affairent dans la boite de nuit, alors fermée au public. Comme la scène se déroule dans les minutes qui précèdent l’incendie, ces individus, en cours d’identification, font évidemment figure de suspects numéro 1.

Si tout porte donc à croire qu’ils sont les auteurs de l’incendie criminel, il reste à découvrir pourquoi ils ont agi de la sorte. Simple vengeance, expédition punitive mûrement préparée ou crime crapuleux ? Il reviendra aux enquêteurs de le déterminer quand ils auront mis la main sur les suspects…

Etiquettes : Hermitage | Incendie

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