Ils appellent les abstentionnistes à prendre le parti des animaux

À La Réunion, le parti bénéficie d'un relai à travers Daniel Médéa, correspondant officiel même s’il ne figure pas sur la liste. "Je m'y suis pris un peu tard...", avoue le Palmiplainois. Accompagné du président de l'association Milit'Activ, Francis Kubezyk et d'une militante, il sillonne l'île pour porter les valeurs de la protection animale. Direction ce matin le marché forain du Chaudron.
Des sanctions en cas de maltraitance
"Le programme est très large, c’est le droit des animaux", résume-t-il, avant de détailler : "L’arrêt de la corrida, des batay coq, de l’utilisation des animaux pour les expérimentations, la protection des animaux en voie de disparition, la régulation de la pêche, l'interdiction de l’utilisation des animaux pour le cirque et de la détention d’animaux protégés".
C’est aussi "l’arrêt de l’élevage en cage, l’installation de caméras dans les abattoirs, l’insensibilisation des animaux avant la mise à mort". D'autres thèmes tiennent encore à cœur aux animalistes : "de vraies sanctions en cas de maltraitance, la stérilisation massive, la sensibilisation au niveau des écoles, un repas végétarien par semaine dans les cantines et la baisse de 25% de la consommation de produits d'origine animale".
"Il y a de l'éducation à faire"
Parmi les soutiens : le réalisateur Claude Lelouch, l'humoriste Laurent Baffie mais aussi Brigitte Bardot, dont les propos ont récemment déclenché une vague d’indignation : "Elle a été excessive, je le reconnais. Sur le coup ça a choqué c'est normal Mais une partie de ce qu’elle a déclaré est vraie, sur la maltraitance et l’errance. La situation est catastrophique sur notre île". Et de rappeler : "Ce sont des êtres vivants qui comme nous, souffrent, sentent la chaleur, le froid, doivent manger..."
Malgré tout, le correspondant du parti animaliste se montre optimiste : "Un jour on arrivera à enrayer le problème, mais il faut de la volonté. Il y a de l’éducation à faire. Il faut aussi que les politiques s’inscrivent là-dedans. Et pour cela, il faut du courage".
Si le parti ne bénéficie pas de la notoriété des grosses listes, Daniel Médéa se montre très optimiste. "Je pense qu’on va faire un carton. En métropole, ça marche fort. On voudrait faire 5%", explique-t-il. "Arrêtez de voter pour des voyous, votez pour les animaux", scande Francis Kubezyk.


