Revenir à la rubrique : Faits divers

Il dépose sa voiture au garage et retrouve une case pour des poules !

Didier Dérand est un client insatisfait. Alors qu'il dépose sa voiture en réparation chez un concessionnaire de l'île, il découvre par le plus grand fruit du hasard que sa voiture, stockée chez un sous traitant à Saint-Pierre, est totalement dégradée… Sous la poussière, des déjections d'animaux de basse cour, et à l'intérieur de la voiture, des poules qui couvent !
Ecrit par zinfos974 – le samedi 4 août 2012 à 14H35

Voilà une affaire pour le moins originale mais qui, on le comprend aisément, a de quoi faire grincer des dents celui ou celle qui en est victime… En l'espèce, Didier Dérand est le client en colère. Cet homme dépose, suite à un accident, son véhicule chez un concessionnaire de la place. L'attente de pièces commandées en métropole provoque l'immobilisation du véhicule qui court maintenant depuis plus d'un mois.

Mercredi, Didier Dérand se rend chez le concessionnaire, reconnu et agréé par un constructeur mondialement réputé, pour tenter de retrouver les lunettes de sa fille, peut-être oubliées à l'intérieur du véhicule. Il est informé que sa voiture se trouve dans un autre garage de Saint-Pierre pour des travaux de peinture extérieure, il s'y rend.

"Oh des oeufs ! (...) Vous en voulez? Ils sont tout frais..."

"Aucune enseigne n'est visible. Deux maisons individuelles de chaque côté d'un petit chemin, avec des voitures garées un peu partout, et au rez-de-chaussée de l'une d'elles ce qui ressemble effectivement aux installations d'un garage", indique-t-il avant de décrire une scène incroyable : "Vu le désordre qui y règne, avec en sus des animaux de basse-cour qui traînent un peu partout, je m'adresse à un responsable qui m'amène à mon véhicule. N'eut été le côté gauche défoncé, j'aurais eu du mal à le reconnaître sous la poussière et les déjections. Devant mon hésitation, le monsieur, au demeurant très aimable, doit d'ailleurs me reposer la question en deux fois : "C'est bien le vôtre ?". Puis obligeamment, il m'ouvre la porte conducteur et, juste au moment où je vais pénétrer à l'intérieur, s'exclame :  "Oh ! Des œufs !". Et ramassant six œufs bien dodus sur le tapis de sol, entre des feuilles de papier, me demande hésitant, sans doute pour rattraper le coup : "Vous en voulez ? Ils sont tout frais… ".

Didier Dérand est estomaqué : "Je vous avoue que ça m'a coupé le sifflet. Et je suis resté planté là, comme un idiot, la bouche grande ouverte. Faute de réponse, tout content de sa trouvaille, il a donc embarqué les six œufs et est retourné à ses activités sans autre forme de procès. J'ai alors fait le tour. Les vitres étaient grandes ouvertes. Du côté droit de la voiture, deux canards et quelques poules se reposaient à l'ombre, tranquilles. Ils avaient sans doute passé la nuit bien au chaud sur les sièges en cuir, ou perchés sur le toit.  A l'intérieur, poussière partout, déchets de toute sorte, déjections encore. Devant le tableau, j'ai renoncé aux lunettes et je suis reparti complètement éberlué, dans l'indifférence générale".

Un véhicule "nickel" sinon "je porte plainte"

Ce jour, le client a décidé d'écrire au responsable de la concession : "Je ne vous ferai pas un dessin sur les dégâts que peuvent causer les déjections acides, les coups de bec, et les griffes des volatiles, sur les garnitures intérieures, la tôle et la peinture. Ayant trop l'expérience des gens qui s'absolvent de toute responsabilité dès lors qu'un problème se fait jour, et puisqu'on parle de volatiles, comme je n'ai aucune intention d'être le dindon de cette farce, je vous signifie par conséquent que ma voiture devra m'être restituée "nickel", dehors comme dedans, que si je retrouve à l'extérieur ou à l'intérieur un accroc quelconque qui n'y était pas quand je l'ai déposé chez vous, je porte plainte et qu'il est de votre responsabilité de prévoir un garage approprié ou en tout cas un lieu de stockage où mon véhicule puisse être entreposé en toute sécurité. Et actuellement, c'est loin d'être le cas".

Crédibilité du concessionnaire, choix des entreprises sous traitantes, tarifs appliqués… Didier Dérand a interrogé le directeur de la concession dans sa lettre de réclamation et espère bien, en racontant sa mésaventure, que ce genre d'irrégularités cessera.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :