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Il agresse son dalon avec une fausse arme et part dans une vraie prison

Un homme de 58 ans comparaissait ce lundi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour des faits de violences avec arme. Coutumier du fait, il était sous bracelet électronique à purger une peine de 18 mois dont neuf mois de sursis au moment des faits.
Ecrit par Régis Labrousse – le mardi 14 novembre 2023 à 09H44

Comme tout le monde le sait à la Réunion, il ne faut pas plaisanter avec les ladi lafé. Le 10 novembre dernier à Saint-Denis, un jeune homme l'a appris à ses dépens. En effet, Valmir A., 58 ans, apprend que son dalon parle dans son dos. Selon sa source, il aurait "ravagé sa copine". Connaissant les habitudes du dalon, il le croise "par hasard" au jardin de l'Etat et l'invective avec vigueur. Après lui avoir collé une gifle, il se munit d'un galet et lui montre le pistolet glissé dans sa ceinture. L'effet escompté est immédiat : le jeune homme est pétrifié et le supplie d'arrêter. L'agresseur le laisse partir. Apeurée, la victime dépose plainte. Fort heureusement, le pistolet était en plastique. 

L'agresseur est interpelé et, au regard de son casier judiciaire bien fourni, il est directement jugé en comparution immédiate ce lundi. À la barre, il reconnait les faits et souligne de "petites erreurs". Le problème, comme le souligne la présidente, c'est son casier. Sa première peine, et non des moindres, date de 2002 : 18 ans de réclusion criminelle pour des faits de viol avec violence et avec arme. Les autres mentions concernent des violences, dont la dernière en 2022 pour laquelle il était sous bracelet au moment des faits. "Sa conception de demander des explications ne se fait que par la violence ou par la peur", fustige le procureur qui requiert neuf mois de prison avec maintien en détention. 

"Il reconnait avoir surréagi, il voulait faire peur avec un pistolet en plastique. Il n'a porté qu'une gifle et a agi de manière réactive face à une colère qu'il n'a pas su gérer. Je vous demande une peine moins sévère", plaide la robe noire. Estimant qu'il est urgent d'empêcher une nouvelle commission de tels faits vu ses antécédents, le tribunal reconnait le prévenu coupable et le condamne à 9 mois de prison avec maintien en détention. 

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