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Il agresse sexuellement une fillette de 11 ans : « Je suis un voleur, pas un violeur »

Un Saint-Louisien de 34 ans a été condamné à deux ans de prison dont un assorti d’un sursis probatoire, ce vendredi, pour avoir caressé les parties intimes d’une fillette de 11 ans, lors d’une soirée à Saint-Louis.

Ecrit par – le vendredi 21 mai 2021 à 17H31

« Le monsieur est venu. Il a commencé à me toucher les fesses et tout. Il m’a dit : ‘Tu ne le dis à personne' ». Tels sont les mots glaçants d’une enfant de 11 ans confiés à sa mère dans la nuit du 20 au 21 mai dernier.

Un témoignage livré au cours d’une soirée entre amis à Saint-Louis. Alors que tous les convives se trouvent dans les bras de Morphée, Pascal, un occupant de la maison, se dirige vers le salon. Il s’approche du canapé sur lequel la fillette s’est endormie. Il lui aurait alors touché les parties intimes avant de lui souffler à l’oreille de taire son méfait. Puis, il serait retourné dans sa chambre, sans un bruit. La victime, elle, ne peut retenir ses larmes.

La maisonnée est réveillée. Pascal déclare spontanément être « innocent » quant à la souffrance de l’enfant. Tous les regards sont alors tournés vers lui et les coups pleuvent. Le mis en cause s’enfuit avant de revenir sur ses pas.

Ce vendredi, lors de son procès en comparution immédiate, le prévenu a répété le même refrain : « Je suis innocent. Je n’ai rien fait. Je suis un voleur. Pas un voleur ».
 
« L’enfant souffre d’un stress post-traumatique, selon le psychologue. Elle a reconnu son agresseur à qui il manque deux dents, comme vous », déclare le président d’audience. « Dans une soirée, il peut y avoir d’autres personnes à qui il manque deux dents », tente de convaincre le prévenu.

Pour la représentante du ministère public, Caroline Calbo, la culpabilité du prévenu ne fait aucun doute : « La victime raconte avec ses mots. ‘Et tout’, c’est aussi le sexe. Elle n’a pas cherché à en rajouter. Elle n’avait aucune raison de mentir, elle ne le connaissait pas. Lui, n’a pas résisté à ses pulsions », lâche la magistrate avant de requérir quatre ans de prison dont deux avec sursis probatoire à l’encontre du trentenaire.
 
Condamné à 18 reprises par le passé, notamment pour des faits de violences, de stupéfiants et d’outrage, le multi-récidiviste écope de deux ans de prison, dont un assorti d’un sursis probatoire pendant deux ans. Il a également l’obligation de suivre des soins.
 

 

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