Homo sapiens et grands singes

Les propos de Mémona Hintermann-Afféjee sur CNews font l'objet de multiples polémiques à la Réunion autour du terme "Homo sapiens"
Or, les polémiqueurs et autres commentateurs qui s'acharnent à vouloir défendre Mémona Hintermann-Afféjee et disculper CNews et ses chroniqueurs, sont à côté de la plaque en ergotant sur le terme Homo sapiens dont aurait été affublé Bally Bagayoko, le nouvel édile dyonisien (Seine Saint Denis).
En réalité, ce n'est pas à un Homo sapiens que Monsieur Bagayoko a été comparé sur le plateau de CNews, mais à un grand singe chef de tribu !
En effet, Jean Doridot, psy habitué du plateau de CNews et devenu zoologue pour la circonstance, a affirmé en réponse à une question sur le maire nouvellement élu :
« C’est important de rappeler que l’homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu – nos ancêtres chasseurs‑cueilleurs vivaient en tribus – il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité. »
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Même si cette phrase est scientifiquement correcte, elle n'est pas sans arrière-pensée dans un contexte où il était question d’un élu noir.
Manifestement, il s'agit du procédé rhétorique d’animalisation utilisé dans les discours racistes visant les personnes noires, en associant les termes "grands singes" "tribu", "chef"; "mâle dominant".
Visiblement, pour Doridot, Bally Bagayoko - et donc aussi ceux qui l’ont élu - en sont restés à cet état primitif puisque, pour étayer son analyse politique Doridot décrit l’attitude du nouveau maire : « Dans toute tribu [des grands singes], il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité.»
Et l’essayiste - qui se prétend philosophe - Michel Onfray, pilier de CNews, en a rajouté une couche en parlant de comportement "tribal" et de "mâle dominant".
Ainsi, l’utilisation du terme "Homo sapiens" n’est là que par pure hypocrisie, pour ne pas qualifier ouvertement de "singe" le nouveau maire, et jouer sur l’ambiguïté des propos pour rester à la limite du "tolérable".
Tous ceux qui défendent les propos des chroniqueurs de CNews en défendant Mémona Hintermann-Afféjee cautionnent le racisme de plus en plus débridé de la chaîne bolloréenne.
Moddicant


