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Hausse des carburants : même sans "argent magique", le gouvernement réactive le chômage partiel

Ecrit par L.G. – le lundi 30 mars 2026 à 16H08
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, dégaine l'outil magique

Face à la flambée des prix des carburants, accentuée par les tensions internationales au Moyen-Orient, le gouvernement français envisage de recourir à un outil déjà utilisé lors de précédentes crises : le chômage partiel. Une mesure destinée à amortir le choc économique pour les entreprises les plus exposées.

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’est dit prêt à accompagner les entreprises confrontées à une baisse d’activité liée à l’augmentation des coûts énergétiques. « Je suis prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises pénalisées par la hausse du prix des carburants », a déclaré le ministre ce lundi 30 mars au micro de France Info.

La hausse brutale des prix des carburants, conséquence directe des tensions géopolitiques, pèse particulièrement sur certains secteurs dépendants du transport et de l’énergie, comme l’agriculture, la pêche ou encore le transport routier. Pour ces entreprises, l’augmentation des coûts peut rapidement entraîner un ralentissement de l’activité.

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Dans ce contexte, l’exécutif prévoit une enveloppe d’environ 70 millions d’euros pour financer le recours au chômage partiel même s'il a immédiatement rappelé les limites d'une telle mesure. « Il n’y a pas d’argent magique, mais nous devons être capables d’accompagner les entreprises confrontées à un choc brutal, notamment lié à la hausse des prix de l’énergie », a-t-il prôné.

Le chômage partiel, un outil de crise maintes fois utilisé

Concrètement ? Le chômage partiel - ou activité partielle - permet aux entreprises en difficulté temporaire de réduire le temps de travail de leurs salariés tout en évitant des licenciements. Les employés concernés reçoivent une indemnisation compensant la perte de salaire, en partie financée par l’État.

Ce mécanisme avait été massivement mobilisé lors de la crise sanitaire du Covid-19, puis au début de la guerre en Ukraine. Toutefois, depuis début 2023, de nouveaux dispositifs de longue durée n’étaient plus activables, ce qui rend cette annonce particulièrement notable.

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Le gouvernement insiste sur le caractère exceptionnel et ciblé de ces aides. Toutes les entreprises pourraient théoriquement être éligibles, mais une attention particulière sera portée à celles directement touchées par les conséquences économiques du conflit international.

Jean-Pierre Farandou a également rappelé les contraintes budgétaires de l’État, soulignant qu’il n’existe « pas d’argent magique » et que ces dispositifs devront rester limités dans le temps.

Cette annonce illustre l’équilibre délicat que tente de maintenir l’exécutif : soutenir les entreprises face à un choc externe tout en évitant un dérapage des finances publiques. Alors que la crise énergétique pourrait durer, la question de la pérennité de ces aides reste posée.

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