H. Bello adresse son "plaidoyer" en faveur de la refondation de l'école

L'Assemblée nationale a débuté ce lundi les discussions autour du projet de loi d'orientation et de programmation de refondation de l'école de la République.
Huguette Bello, députée de La Réunion, a marqué son soutien au projet tout en faisant passer "le sentiment d’une grande urgence devant l’ampleur des retards dont souffre notre académie". En ce sens, elle a pris l'exemple de la fin du CE1, où "le retard des petits Réunionnais est déjà de 10 points supérieur à la moyenne nationale" , a-t-elle fait remarquer. "À la fin du CM2, nous partons encore de plus loin".
Pour Huguette Bello, il est capital de donner la priorité au primaire pour l'académie de La Réunion, "avant que les difficultés ne se figent et ne deviennent insurmontables". A la tribune de l'Assemblée, elle a plébiscité l’accueil des moins de trois ans, le dispositif "plus de maîtres que de classes", mais aussi la prise en compte véritable de la réalité linguistique des enfants.
La députée a renouvelé par ailleurs sa demande pour la mise en place d’un recteur chargé spécifiquement de "lutter contre ce fléau que constitue l’illettrisme" dans notre département.
Avant de clore son propos sur "les retards dont souffre l’académie qui sont un plaidoyer en faveur de cette refondation", l'ancienne directrice d'école maternelle a néanmoins souligné les deux faiblesses du projet, au regard des problématiques locales.
"Nous aurions aimé qu’il mentionne un enseignement particulièrement tourné vers l’avenir, celui des métiers de la mer et des océans" regrette Huguette Bello. Le deuxième point concerne les difficultés que soulève l’affectation des enseignants issus des concours. "Nous constatons que, tous les ans, de jeunes enseignants réunionnais sont affectés dans des académies de l’hexagone alors que des postes vacants existent dans leurs disciplines à La Réunion. Outre les difficultés ordinaires des premières années d’enseignement, ces jeunes doivent affronter celles de l’éloignement et des complications familiales qu’elles comportent". La députée du groupe "Gauche démocrate et républicaine" a demandé à ce que cette question soit examinée attentivement.
Avec plus de 1.400 amendements déposés sur le texte, le débat devrait durer toute la semaine.


