Guerre au Moyen-Orient : la CAPEB tire la sonnette d’alarme pour les artisans du BTP réunionnais

Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à la hausse attendue des carburants, la CAPEB alerte sur le risque d’un nouveau choc pour les artisans du bâtiment. L’organisation patronale réclame des mesures rapides pour éviter une envolée des prix des matériaux et préserver des entreprises déjà fragilisées.
La guerre en Iran et, plus largement, les tensions persistantes au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes dans le secteur du bâtiment. À La Réunion, la CAPEB appelle l’État, le préfet et l’ensemble de la filière à se mobiliser rapidement pour éviter que la crise internationale ne se traduise par une nouvelle flambée des prix des matériaux et des carburants. Car pour les artisans du BTP, le contexte est déjà tendu : baisse d’activité, perte d’emplois et difficultés croissantes à maintenir les chantiers dans un environnement économique dégradé.
Lire aussi : Carburants : pourquoi la hausse au 1er avril sera massive à La Réunion
Mise en place d'un comité de crise
Dans son communiqué daté du 31 mars, l’organisation patronale estime que les petites entreprises du bâtiment ne pourraient pas encaisser une nouvelle phase inflationniste après plusieurs mois de ralentissement. Son président, Cyrille Rickmounie, appelle ainsi à la mise en place rapide d’un comité de crise dédié afin de suivre l’évolution des prix et d’éviter toute dérive. La CAPEB demande aussi la réactivation du comité de crise interministériel consacré au bâtiment, déjà mobilisé lors de la crise ukrainienne, afin d’anticiper les répercussions sur la filière.
L’organisation cible aussi la hausse des carburants qui doit se répercuter à la pompe à compter du 1er avril. Elle juge indispensable un accompagnement conséquent de l’État et des collectivités, notamment pour aider les entreprises à absorber ce nouveau surcoût sans mettre en péril leur activité. Dans le même temps, la CAPEB demande à la Cellule économique du BTP de suivre l’évolution de l’inflation, de mener une enquête de terrain auprès des entreprises et d’organiser des réunions de crise avec les partenaires du secteur.
Au-delà de l’urgence, la confédération insiste aussi sur la nécessité de soutenir plus largement l’accès des entreprises artisanales aux marchés afin de maintenir un niveau d’activité suffisant. En creux, le message est clair : dans un secteur déjà fragilisé, la moindre hausse brutale des coûts pourrait avoir des conséquences immédiates sur les carnets de commandes, l’emploi et la survie de nombreuses petites structures.


